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Iran : les réseaux sociaux rendent hommage aux femmes tuées lors des manifestations

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De gauche à droite, Hadis Najafi, Darya Safai, Ghazale Chelavi, Hananeh Kian tuées lors de manifestations.
De gauche à droite, Hadis Najafi, Darya Safai, Ghazale Chelavi, Hananeh Kian tuées lors de manifestations.
- Captures d'écran

En Iran, au moins 57 personnes ont été tuées et des centaines ont été interpellées, selon l'ONG Iran Human Rights, lors des manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini, le 16 septembre dernier, après son arrestation par la police des mœurs.

"Femme, vie, liberté". Le slogan est dans toutes les bouches, dans toutes les têtes en Iran, depuis la mort de Mahsa Amini. Cette jeune femme, âgée de 22 ans, est décédée le 16 septembre dernier après avoir été arrêtée par la police des mœurs, qui lui reprochait de mal avoir mis son voile. Depuis, des manifestations ont lieu partout dans le pays.

Une contestation durement réprimée : selon les autorités, 41 personnes ont été tuées en 10 jours. 
L'ONG  Iran Human Rights, basée en Norvège à Oslo, dresse un bilan plus élevé, à 57 morts. Des décès recensés par une autre ONG, Human Right Activists News Agency (HRANA). Celle-ci a passé un appel sur les réseaux sociaux, demandant aux internautes de lui transmettre toutes les informations possibles sur les victimes, afin de faire vivre leur mémoire et de dresser une liste précise de la cause de leur mort, du lieu de leur décès. Outre cette ONG, des journalistes et des activistes publient également les noms et les visages des manifestants, notamment des femmes.

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Des hommages en images

C'est le cas de Masih Alinejad, journaliste et activiste iranienne. Elle a annoncé, le 23 septembre, la mort de Ghazale Chelavi, sur Twitter. Selon elle, cette jeune femme a été tuée par les forces de sécurité, d'une balle dans la tête. Elle manifestait à Amol, dans le nord du pays. "Sa famille est très choquée ", écrit Masih Alinejad.

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En France, autre hommage rendu cette fois à Hadis Nafaji. Cette jeune femme de 21 ans a été tuée jeudi 22 septembre, de six balles reçues à la tête, au cou et à la poitrine. Elle manifestait à Karaj, à une vingtaine de kilomètres de Téhéran, la capitale. Sa sœur a confirmé sa mort à la journaliste Masih Alinejad. "C'était une fille au grand cœur qui aimait danser," lui a-t-elle confié.

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Des hommes et des femmes politiques utilisent leur compte Twitter pour évoquer ces figures de la résistance. La députée belge Darya Safai a notamment publié un post à propos de Mahsa Mogoi. Cette jeune fille avait 18 ans. Elle a enlevé son voile pour protester contre la mort de Mahsa Amini. Selon l'élue, celle-ci a été tuée par balles, à Ispahan, à 340 kilomètres au sud de Téhéran.

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La mort d'Hananeh Kian, 23 ans, a été annoncée par le chercheur et journaliste Omid Memarian. La jeune femme a été abattue jeudi 22 septembre à Nowshahr, dans la province du Mazandaran, dans le nord du pays.

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Enfin, il y aussi ces comptes anonymes. Celui-ci poste une vidéo à propos de Javad Heydari, tué lors d'une manifestation la semaine dernière. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, on voit sa sœur se couper les cheveux, le fameux geste de révolte utilisé par les militantes iraniennes pour protester.

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Les autorités iraniennes nient avoir battu Mahsa Amini

Vendredi soir, le ministre de l'Intérieur iranien a de nouveau nié l'hypothèse selon laquelle Mahsa Amini avait été battue par les forces de l'ordre. "Des rapports des organes de surveillance ont été reçus, des témoins ont été interrogés, des vidéos ont été examinées, des avis médico-légaux ont été obtenus et il a été constaté qu'il n'y avait pas eu de coups" assénés à la jeune femme, a indiqué à la télévision M. Vahidi, cité par les médias locaux. Selon lui, le gouvernement iranien enquête " sur la cause de la mort de Mahsa Amini (mais) il faut attendre l'avis définitif du médecin légiste, ce qui prend du temps".

À l'étranger, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a condamné en début de semaine dernière le décès "inacceptable" de cette jeune femme et appelé les autorités à punir les responsables.

La France a qualifié de son côté de "profondément choquantes" l'arrestation et la mort en détention de cette jeune Iranienne, appelant également à une "enquête transparente pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame", selon le ministère des Affaires étrangères.