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Jean-Michel Blanquer se défile pour les élections régionales

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Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée nationale
Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée nationale
© AFP - Hans Lucas / Xosé Bouzas

Le ministre de l'Éducation est sur le point de jeter l'éponge. Il ne souhaite plus disputer le prochain scrutin régional. Emmanuel Macron lui avait demandé d'affronter Valérie Pécresse, dans la région capitale. Mais selon nos informations, Blanquer tente de sortir du piège électoral, sans offenser le président.

Jean-Michel Blanquer n'a plus envie d'y aller. Les élections régionales ne l'ont jamais complètement passionné. Mais cette fois, "le ministre de l'Éducation nationale l'a fait savoir à Emmanuel Macron", explique un député de la majorité qui a ses entrées à l'Élysée. "Une discussion durant les vacances de Noël" confirme le parti de La République en Marche, qui est évidemment chargé de préparer cette élection. 

Début décembre, Jean-Michel Blanquer avait accepté d'être la "tête de file" macroniste en Île-de-France. Un mois et demi plus tard, le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports découvre donc "qu'il ne pourra pas être au four et au moulin", c'est-à-dire ministre et tête de liste aux élections régionales. L'argument sera-t-il suffisant pour convaincre le président Macron ? À voir... En attendant, l'un des conseillers de Jean-Michel Blanquer, rue de Grenelle, espère aussi que "le mauvais souvenir de la campagne d'Agnès Buzyn aux dernières municipales, pèsera [dans le choix du président] et de manière non négligeable".

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En réalité, quand Emmanuel Macron a demandé à Jean-Michel Blanquer de se lancer dans la bataille des élections régionales, "il a été touché par la marque de confiance que lui témoignait le président", se souvient un ami du ministre de l'Éducation. "Il vient de comprendre que c'était un cadeau empoisonné !" Parce que si Jean-Michel Blanquer devient - à 10 mois de l'élection présidentielle - un simple conseiller régional d'opposition, difficile pour lui d'espérer décrocher Matignon après 2022. 

Tout le monde ne peut pas affronter Valérie Pécresse

Blanquer s'apprête donc à jeter l'éponge. Mais sa sincère proximité avec François Bayrou risque de lui poser problème. Elle fait de lui, le seul candidat capable de ramener le MoDem - qui dirige la région, depuis 6 ans, avec Valérie Pécresse - sur la liste macroniste. Il continue d'y travailler d'ailleurs, et espère aboutir avant le début du mois de février. 

Elisabeth Borne et Emmanuelle Wargon, deux des personnalités du gouvernement pressenties pour prendre le relais de Jean-Michel Blanquer pour les régionales
Elisabeth Borne et Emmanuelle Wargon, deux des personnalités du gouvernement pressenties pour prendre le relais de Jean-Michel Blanquer pour les régionales
© AFP - Crédit Daniel Pier / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Seulement, qui pourra incarner cette unité retrouvée, sinon lui ? Le porte-parole du Gouvernement, Gabriel Attal, élu d'opposition dans les Hauts-de-Seine ? Il ne cache pas qu'il n'en a pas non plus envie. Les ministres Emmanuelle Wargon, Elisabeth Borne, Agnès Pannier-Runacher ? Leurs noms circulent, comme ceux des députés franciliens Laurent Saint-Martin et Aurore Bergé.

Donc Jean-Michel Blanquer n'a plus envie d'y aller. La République en Marche est en train de lui chercher un plan B. Mais la requête du ministre de l'Education n'a pas encore été officiellement actée. 

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