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JO de Tokyo : des athlètes placent les Jeux sous le signe des fiertés LGBT+

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Après avoir remporté la médaille d'argent avec son équipe d'aviron, la rameuse polonaise Katarzyna Zillmann a pris le micro et a remercié sa petite amie.
Après avoir remporté la médaille d'argent avec son équipe d'aviron, la rameuse polonaise Katarzyna Zillmann a pris le micro et a remercié sa petite amie.
© AFP - Charly Triballeau

Il n'y avait jamais eu autant d'athlètes ouvertement LGBT+ aux Jeux olympiques, et certains d'entre eux tiennent à faire passer des messages d'égalité et à rendre leurs identités visibles.

172. C'est le nombre d’athlètes ouvertement gais, lesbiennes, bisexuels, transgenres, homosexuels et non binaires qui participent au Jeux olympiques de Tokyo, selon le décompte du site Outsports.com. C’est trois fois le nombre compté lors des derniers Jeux olympiques de Rio en 2016. Pour la première fois, des sportifs ont même demandé à être inclus dans ce décompte. Parmi ces athlètes, certains ont pris la parole et porté symboliquement la lutte pour les droits LGBT+.

Le courageux message d'athlètes polonaises

Après avoir remporté la médaille d'argent avec son équipe d'aviron, la rameuse polonaise Katarzyna Zillmann a pris le micro et a remercié sa petite amie canadienne. "Je sais qu'ainsi j'aiderai les autres", a-t-elle confié au magasine sportif polonais SportoweFakty.

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Avant le début de la compétition internationale, une autre polonaise a fait son "coming out" et exprimé son engagement en faveur des droits LGBT+ en Pologne. Il s'agit de la championne de skeet polonaise Aleksandra Jarmolińska qui a annoncé son mariage avec sa fiancée, prévu à son retour de Tokyo, dans une vidéo postée sur le compte Instagram de l'association Miłość Nie Wyklucza ("L'amour pour tous") qui milite pour le droit au mariage des personnes LGBT+ en Pologne.

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Lors de la cérémonie d'ouverture, Aleksandra Jarmolińska est apparue avec un masque où figuraient des traits arc-en-ciel, en référence au drapeau symbolisant la communauté LGBT+. Les paroles et les actes symboliques de ces deux sportives sont d'autant plus forts que le gouvernement de leur pays d'origine porte des mesures discriminatoires à leur encontre, comme l'instauration de zones "libres de toute idéologie LBGT" pour protéger "l'identité chrétienne".

L'équipe néerlandaise de hockey sur gazon féminin manifeste son soutien

Avant leur victoire contre l'Afrique du Sud ce mercredi, chaque membre de l'équipe féminine de hockey sur gazon des Pays-Bas a montré son soutien aux personnes LGBT+ et à la diversité avec une démonstration sur le terrain. Elles se tenaient en forme de cœur avec les mains derrière le dos.

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"Le respect et l'acceptation sont deux des valeurs fondamentales de notre équipe, le respect et l'acceptation des personnes de toute race, sexe, origine ethnique, sexualité, capacité et âge", a déclaré l'équipe dans un post Instagram. "Nous nous efforçons de nous développer et de nous éduquer continuellement pour devenir le changement que nous souhaitons voir dans le monde."

Tom Daley, le nageur médaillé d'or et "fier"

En 2013, le plongeur olympique Tom Daley annonçait qu’il fréquentait un homme et qu’il "ne pouvait pas être plus heureux", alors qu'il n'y avait eu que 23 olympiens ouvertement homosexuels parmi les plus de 10 000 participants aux Jeux de Londres en 2012.

Je suis fier de dire que je suis gay et champion olympique.

À Tokyo, après sa victoire lors d'une épreuve de plongeon synchronisé à 10 mètres, le britannique s'est à nouveau dit "fier de dire que je suis gay et champion olympique", a-t-il déclaré en conférence de presse. 

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"Quand j'étais plus jeune, je pensais que je ne serais jamais rien ou que je n'arriverais jamais à rien, à cause de ce que j'étais. Et le fait d'être champion olympique maintenant montre que l'on peut tout réussir", explique-t-il.

Cette fois, Tom Daley est loin de porter seul la lutte pour les droits LGBT dans la compétition internationale, puisqu'"il y a plus d'athlètes ouvertement LGBT+ à ces Jeux Olympiques qu'à n'importe quels autres Jeux Olympiques auparavant" a-t-il noté.

De nouvelles règles sur l'expression des athlètes olympiques

Un vent de liberté d'expression semble donc souffler sur ces Jeux de Tokyo. Il faut dire que les règles se sont récemment assouplies. Le Comité international olympique (CIO) s'est longtemps réfugié derrière la règle 50.2 de sa Charte olympique : "Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique".

Mais le 2 juillet dernier, la CIO a annoncé que les sportifs pourront désormais s'exprimer sur des sujets politiques ou sociétaux lorsqu'ils s'adressent aux médias, avant et après leur compétition, lors des réunions d'équipe ou sur les réseaux sociaux. 

Toutefois, cette liberté est très encadrée. Les athlètes doivent s'abstenir pendant leurs épreuves, sur les podiums, pendant les hymnes, lors des cérémonies d'ouverture et de clôture ou encore dans le village olympique, et il ne doivent pas "viser des gens en particulier, des pays, des organisations et toucher les gens dans leur dignité" sous peine de sanction.