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JO de Tokyo : Simone Biles, reine des gymnastes, veut moissonner les médailles

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L'américaine Simone Biles s'entraîne à Tokyo, avant le début de la compétition.
L'américaine Simone Biles s'entraîne à Tokyo, avant le début de la compétition.
© AFP - Loic Venance

La plus grande gymnaste de l’histoire entre en piste dans la nuit de samedi à dimanche, avec un objectif en tête cinq ans après Rio : récolter de nouvelles médailles d’or.

Elle est à elle seule une raison pour se lever en plein milieu de la nuit. Dimanche, à 3 heures du matin, la gymnaste Simone Biles fera son entrée aux Jeux olympiques de Tokyo. À 24 ans, son ambition n’a plus de limites. Et pourtant, elle a tout gagné : 30 médailles olympiques et mondiales en tout. L’Américaine est à la gymnastique ce qu’est Usain Bolt à l’athlétisme et Michael Phelps à la natation.

Elle invente des figures

Après un an et demi d’absence, Simone Biles est revenue à la compétition comme si de rien n’était en mai dernier. Et rien n’a changé. Elle a gagné avec classe et montré qu’elle avait de la ressource. Elle a surpris tout le monde en réalisant un "Yurchenko" lors de l’épreuve du saut, une figure jamais réalisée en compétition féminine jusqu’alors. Il s’agit d’un double salto arrière corps carpé. Si elle arrive à la réaliser lors des Jeux olympiques, la figure portera son nom, comme le veut la coutume. Simone Biles a déjà quatre figures à son nom, deux au sol, une à la poutre et une autre au sol. Nous l’évoquions dans un précédent article.

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À Tokyo, Simon Biles pourrait empiler les breloques et entériner sa suprématie sur ce sport si elle bat le record des neufs sacres olympiques en gymnastique, détenu par la Soviétique Larissa Latynina dans les années 1950-1960. Elle peut également devenir la première femme à conserver son titre au concours général depuis Vera Caslavska à Tokyo en 1964 et Mexico en 1968.

La gym pour canaliser Simone l’hyperactive

Simone Biles dit avoir deux mamans, sans compter celle qui l’a mise au monde, une femme alcoolique et toxicomane. Il y a sa grand-mère adoptive et Aimee Boorman, l’entraîneuse qui a fait d’elle la meilleure gymnaste du monde. À ses côtés, Simone Biles a remporté ses premiers championnats du monde, et ses quatre médailles d’or olympiques à Rio en 2016.

Depuis, l’Américaine s’est entourée de deux Français, dont le coach Laurent Landi et sa femme Cécile Canqueteau. Ils canalisent cette hyperactive. Lors de ses performances, Simone Biles paraît vaincre la gravité, se moquer de l’apesanteur. Quand elle se déhanche sur les tapis, en rythme avec la musique, entre deux figures époustouflantes, ces prestations deviennent virales sur les réseaux sociaux. Elles sont vues des millions de fois. "La puce" mesure 1m42, mais elle bondit, semble voler et on se demande comment elle fait pour se réceptionner avec une telle aisance.

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Première sportive à avoir son propre émoji

Jeudi dernier, Simone Biles est aussi devenue la première sportive à avoir son émoji sur le réseau social Twitter. Le pictogramme représente une chèvre, habillée d’un justaucorps et une médaille autour du cou. Elle arbore depuis les derniers championnats américains une combinaison avec une tête de chèvre en paillettes. Le symbole est simple. En anglais, une chèvre se dit "goat". C’est aussi l’acronyme de "Greatest of All Time", soit littéralement, la "meilleure de tous les temps", un qualificatif approprié quand on parle de Simone Biles.

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Simone Biles, victime de Larry Nassar

En janvier 2018, Simone Biles a fini par tout raconter dans un message sur Twitter : la gymnaste fait partie des victimes de Larry Nassar, l’ancien médecin de l’équipe américaine de gymnastique, condamné pour agression sexuelles. Il a abusé de plus de 250 athlètes pendant plus de vingt ans et a été condamné. "Avant, j’avais tendance à tout enfouir en moi, et personne ne comprenait ce qu’il se passait" reconnaît la championne dans un reportage sur France 2, "cela a été possible et je me suis libérée de ça et j’ai montré que c’était possible de se relever".

"La plupart d'entre vous me connaissent comme une jeune femme heureuse, souriante et pleine de vitalité" écrivait-elle en 2018. Elle avait un fardeau sur ses épaules, qui ne l’a pas déstabilisée dans sa carrière. Trois ans après, elle s’élève toujours au-dessus des tapis. Tokyo pourrait être sa dernière épopée.