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L'été 2021 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe

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L'été 2021 a été accompagné de nombreux épisodes de sécheresse, de canicule ou d'incendies
L'été 2021 a été accompagné de nombreux épisodes de sécheresse, de canicule ou d'incendies
© AFP - Jimmy Beunardeau / Hans Lucas

Après l'alerte du Giec le mois dernier, un nouveau signal alarmant du réchauffement climatique a été révélé ce vendredi par le service européen d'observation de la planète, Copernicus : en 2021, l'Europe a connu son été le plus chaud jamais enregistré.

C'est un triste record qui est dévoilé en ce "jour de la Terre" : vendredi, le service européen Copernicus, chargé de collecter et d'analyser les données sur l'état de la planète, montre que le réchauffement climatique et les dérèglements qu'il engendre sont déjà une réalité concrète : en 2021, l'Europe a connu son été le plus chaud jamais enregistré. Les températures y ont été supérieures d'un degré au-dessus de la moyenne enregistrée dans la période 1991-2020. En juin et juillet, les températures de surface dans certaines zones de la mer Baltique enregistraient une température supérieure de plus de 5°C à la moyenne.

Accélération de la hausse des températures

Des inondations exceptionnelles en Allemagne et en Belgique en juillet, une canicule en région méditerranéenne en août avec un record de 48,8°C en Sicile, ou des feux de forêt géants en Grèce, en Turquie ou en Italie : ces phénomènes connus en 2021 sont caractéristiques du climat actuel.

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"Les sept années les plus chaudes depuis que l'on a des mesures météorologiques, c'est-à-dire depuis 150 ans, ce sont les sept dernières années", explique Vincent-Henri Peuch, directeur du service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus, "l'année 2021, en termes de températures globales moyennes, se situent entre le cinquième et le septième rang sur 150."

Le fait que toutes les années les plus chaudes sont les dernières années montre bien l'accélération de la hausse des températures.

Des émissions de gaz revenues au niveau d'avant-Covid

Moteur de ce changement climatique : les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Ces gaz s'accumulent dans l'atmosphère avec des concentrations record : "Pour le CO2, la Terre n'a pas connu une concentration similaire depuis deux ou trois millions d'années".

En 2020, année des confinements, les émissions de gaz à effet de serre avaient baissé d'environ 5,4%. Aujourd'hui, elles sont revenues au niveau de 2019, avant la pandémie. Alors que le mois dernier, le Giec a alerté le monde entier sur le fait qu'il restait trois ans pour agir sur les émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement de la planète, ces chiffres sont une nouvelle alerte forte.