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"L'ombre c'est l'endroit le plus cool", une campagne alerte sur les risques d'exposition des enfants au soleil

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Les enfants sont les plus exposés aux risques liés au soleil.
Les enfants sont les plus exposés aux risques liés au soleil.
© Maxppp - Jean-Luc Flémal

"L'ombre, c'est l'endroit le plus cool !" C'est le nom de la campagne lancée par l'Institut national du cancer, pour alerter sur les risques de l'exposition au soleil des enfants. Trop de parents n'en n'ont pas conscience, comme le révèle une étude réalisée pour l'occasion.

Avec plus de 100 000 nouveaux cas chaque année, les cancers de la peau sont les plus fréquents en France. Et parmi eux, plus de 80% sont liés à des expositions excessives au soleil. Pour autant, de nombreux habitants ne savent pas comment réduire les risques, particulièrement chez les enfants, les plus exposés aux rayons UV. Avec sa campagne "L'ombre, c'est l'endroit le plus cool !", l’Institut national du cancer veut sensibiliser parents et enfants, en vue des vacances d'été.

Des affiches seront exposées dans les cabinets médicaux, et des cahiers de vacances sur le thème du soleil distribués, notamment dans plusieurs grandes gares du pays. Dans sa dernière étude, l'Institut national du cancer montre, une fois de plus, que les risques liés au soleil sont méconnus d'une grande partie de la population. L'objectif : marteler les conseils de précaution à suivre.

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La peau des enfants est plus fragile

Tout le monde prend des risques en s'exposant au soleil sans protection. Mais les enfants, encore plus. "Jusqu'à la puberté, la peau est plus fine et le système pigmentaire immature, ce qui la rend plus vulnérable aux effets cancérogènes des rayons UV" précise l'Institut national du cancer dans son rapport paru le 4 juillet. Le rapport précise également qu'il est recommandé de ne pas du tout exposer "les enfants de moins de 3 ans aux rayons".

Pour ne pas s'exposer aux rayons, et donc aux coups de soleil, l'Institut national du cancer fait plusieurs recommandations, répétées chaque année à l'approche des beaux jours. Et ça passe par "la recherche de l'ombre" et *"*la non-exposition au soleil aux heures les plus chaudes", soit de 10 heures à 14 heures en Outre-mer et de 10 heures à 16 heures en métropole. Autre possibilité pour protéger les enfants : "le port de vêtements couvrants, d'une chapeau et de lunettes de soleil." Sans oublier la crème solaire, "à appliquer toutes les deux heures".

Les parents n'ont pas toujours conscience des risques

Ces conseils, ils ont répétés tous les ans. Mais ça ne suffit pas, assure l'Institut national du cancer. Par exemple, selon les résultats de l'étude, les parents "ne sont que 12% à identifier l'enfance comme une période plus à risque pour la peau en cas d'exposition au soleil". Ils ont également 39%, parmi les parents interrogés, que l'application d'une crème solaire permet de s'exploser plus longtemps. Ce qui n'est pas le cas. C'est le résultat d'une étude réalisée par BVA auprès de personnes de plus de 18 ans et de moins de 12 ans.

Plus généralement, plusieurs idées reçues persistent concernant l'exposition au soleil. "Près d'un Français sur cinq pensent que prendre des gélules permet de réduire les risques de coups de soleil" explique notamment le rapport. Même chose pour le bronzage, synonyme de bonne santé pour 78% des Français interrogés. "Une peau bronzée indique donc que l'ADN a subi des dommages et n'est donc pas signe d'une bonne santé."

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Les cancers de la peau sont les plus courants et n'arrêtent pas d'augmenter. "La forme la plus agressive, le mélanome, a vu son nombre multiplié par cinq entre 1990 et 2018, pour atteindre 15.500 nouveaux cas par an" précise le rapport. Les cabines UV, dangereuses mais encore utilisées par certains pour préparer leur peau au soleil, sont à elles seules responsables de 380 cas mélanomes par an.