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La France boycotte la conférence de Durban

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Lors de la première édition, en septembre 2001 à Durban, les États-Unis et Israël s'étaient retirés après une polémique sur l'assimilation entre sionisme et racisme.
Lors de la première édition, en septembre 2001 à Durban, les États-Unis et Israël s'étaient retirés après une polémique sur l'assimilation entre sionisme et racisme.
© AFP - Anna ZIEMINSKI

La France ne sera pas présente à la conférence des Nations Unies sur le racisme, plus connue sous le nom de conférence de Durban, prévue le 22 septembre à New-York, en marge de l'assemblée générale de l'ONU. L'Élysée se dit préoccupé par "l'historique des déclarations antisémites" auxquelles cette réunion a donné lieu

20 ans après la première du nom, la France, ne participera donc pas à la prochaine conférence de Durban prévue en septembre en raison des déclarations antisémites auxquelles elle a donné lieu lors des précédentes éditions, annonce de l'Élysée ce vendredi.

Inaugurée en 2001 en Afrique du Sud, quelques jours avant les attentats du 11 septembre, la conférence "contre le racisme la xénophobie et l'intolérance" a rapidement tourné à un affrontement idéologique qui n'a pas cessé depuis. 

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Dès la première édition en 2001, Israël et les États-Unis s'étaient retirés après une polémique sur l'assimilation – voulue par certains pays arabes – entre sionisme et racisme.

La seconde édition marquée par le discours d'Ahmadinejad

Une fracture politique répétée dix ans plus tard à Genève, où les pays européens avaient quitté la salle lors du discours anti-israélien du président iranien de l'époque Mahmoud Ahmadinejad.

Des épisodes qui ont convaincu la France de boycotter la conférence, devenue un enjeu idéologique et diplomatique, comme l’explique Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales. "Au moment où l'État d'Israël est dénoncé par des organisations internationales comme étant coupable d'une politique d'apartheid, des manœuvres diplomatiques se font jour et rallient beaucoup de gouvernements, africains, occidentaux et même de l’Europe de l’Est."

Outre la France, plusieurs autres pays ont annoncé leur intention de ne pas participer à la prochaine session comme l'Autriche, la Hongrie, les Pays Bas, le Canada ou le Royaume Uni, qui rejoignent ainsi Israël et les États Unis.

Depuis sa création, la conférence a vu également éclater des divisions sur l'esclavagisme et le colonialisme, des polémiques attisées ces dernières années par de nombreux groupes de pression.