Publicité

Covid-19 : après l'avis de la HAS, le gouvernement dit non à la réintégration des soignants non vaccinés

Par
Lors d'une manifestation contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour les soignants en août 2021.
Lors d'une manifestation contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour les soignants en août 2021.
© Maxppp - Gérard Houin

La perspective d'un retour des soignants non vaccinés contre le Covid-19 s'éloigne. Après l'avis rendu ce vendredi par la Haute autorité de santé, favorable au maintien de l'obligation vaccinale, le gouvernement s'est prononcé dans le même sens.

"On suit l'avis des scientifiques". Le ministre de la Santé François Braun a fait savoir ce vendredi que le gouvernement restait opposé au retour des soignants non vaccinés contre le Covid-19. Une annonce qui intervient dans le sillage de l'avis rendu dans la matinée par la Haute autorité de santé (HAS). Alors que le débat sur la réintégration du personnel de santé non vacciné a pris de l'ampleur ces dernières semaines, celle-ci se disait en effet "favorable" au maintien de l’obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les soignants, rejoignant ainsi l’Académie de médecine et le conseil scientifique. "L'Académie de médecine, le conseil scientifique et la Haute autorité de santé ont un avis convergent (...) il est négatif", a ainsi fait valoir François Braun.

Depuis le 15 septembre 2021, tous les soignants (médecins, infirmiers etc.) sont obligés d’être vaccinés pour travailler à l’hôpital et dans les Ehpad, faute de quoi ils ne peuvent exercer leur activité. Une infime minorité des professionnels hospitaliers (0,3%) a fait le choix de refuser le vaccin. D'après président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, au total 75 médecins et pharmaciens ont été suspendus, ainsi qu'entre 2000 et 3000 infirmières et aides-soignants.

Publicité

Pour mieux protéger "les personnes soignées ou accompagnées"

La HAS, dont les avis servent de base aux décisions de santé publique du gouvernement a estimé que "les données ne sont pas de nature à remettre en cause cette obligation vaccinale" pour les soignants dans les établissements de santé et en Ehpad. Pour justifier sa décision, elle évoque "le contexte épidémique dynamique", "les incertitudes sur l'évolution de l'épidémie dans les prochains mois" et "l'efficacité d’un schéma vaccinal complet à réduire le risque d’être infecté et de transmettre la maladie".

D’après la HAS, même si les vaccins ont largement perdu de leur efficacité contre les contaminations, celle-ci n'a pas totalement disparu, en particulier dans les mois qui suivent une dose de rappel. L'obligation d'être vacciné favorise donc "une meilleure protection des personnes soignées ou accompagnées, au premier rang desquelles les plus vulnérables" , conclut la HAS.

À l’Assemblée, certains députés réclament le retour des soignants suspendus, notamment du côté du Rassemblement national et de la France insoumise, ainsi que chez Les Républicains.