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La loi "Don't say gay" entre en vigueur en Floride, parler d'orientation sexuelle est banni à l'école

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Une réunion de Conseil d'administration des écoles publiques du Comté d'Orange, à Orlando
Une réunion de Conseil d'administration des écoles publiques du Comté d'Orange, à Orlando
© Radio France - Sébastien Paour

La loi avait suscité beaucoup de réactions quand elle a été promulguée en mars, elle entre en vigueur ce 1er juillet : en Floride, il est désormais interdit d'enseigner des sujets en lien avec l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Nombre d'enseignants et de parents sont contre cette mesure.

"C'est aux parents de parler de ces questions avec leurs enfants" : voilà comment le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, a justifié l'interdiction, promulguée en mars et qui entre en vigueur ce 1er juillet, d'enseigner des sujets en lien avec l'orientation sexuelle ou l'identité de genre en primaire.

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Au Conseil d'administration des écoles publiques du comté d'Orange, à Orlando, enseignants et militants se succèdent au micro. Dans la salle, Jen Cousins arbore un t-shirt aux couleurs arc-en-ciel de la communauté LGBT+, le même que celui d'une des militantes qui prend la parole. Elle est mère de quatre enfants, dont Saffy, 12 ans, qui s'identifie comme non binaire, c'est-à-dire qui ne s'identifie ni comme un garçon, ni comme une fille; Son frère et sa soeur, respectivement 6 ans et 8 ans, ne pourront plus en parler en classe : "Parce que cette nouvelle loi invite à les gens à poursuivre l'école en justice si ils n'aiment pas ce qui s'y dit", analyse-t-elle.

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Jen Cousins est mère de quatre enfants, dont Saffy, qui se définit comme non binaire
Jen Cousins est mère de quatre enfants, dont Saffy, qui se définit comme non binaire
© Radio France - Sébastien Paour

"Les élèves peuvent adopter des comportements plus risqués"

Cette situation a poussé Anita Carson à démissionner de son poste d'institutrice le mois dernier. Les études montrent que parler d'orientation sexuelle et de genre à l'école réduit le risque de suicide chez les jeunes LGBT, souligne-t-elle. "Nous savons que les élèves qui n'ont pas d'adulte de confiance, et qui s'identifient à quelque chose qui les préoccupe et qu'ils essaient de comprendre peuvent adopter des comportements plus risqués", dit l'ex-enseignante.

Mais les ambitions politiques du gouverneur de Floride dépassent cette mesure, selon le fondateur de l'association LGBT "One Orlando", Josh Bell : "Notre gouverneur a toujours misé sur les idées extrémistes : il essaie de se positionner pour la présidence en séduisant l'électorat de Trump. Plus vous êtes extrême, plus vous obtenez de votes, et il utilise la communauté LGBTQ comme une cible politique", dit le militant, qui souhaiterait que l'école reste un sanctuaire pour les enfants.

Les services de Ron DeSantis, de leur côté, n'ont pas souhaité nous répondre.