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"La musique, c'est plein de voyages, on va partout !" - Le Best-of de Boomerang

"La musique, c'est plein de voyages, on va partout !" - Michel Portal dans Boomerang
"La musique, c'est plein de voyages, on va partout !" - Michel Portal dans Boomerang
© Getty - Tara Moore

Revivez les plus belles séquences des entretiens d'Augustin Trapenard cette semaine. Le guitariste du groupe ACDC Angus Young, l'actrice Karole Rocher, la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton, l'écrivain Edouard Louis, le clarinettiste et compositeur Michel Portal étaient au micro de Boomerang.

Réécoutez le mix du best-of de Boomerang réalisé par Anouk Roche

Angus Young de "ACDC"

Il est sans doute l'un des guitaristes les plus légendaires de l'histoire, et portant avec lui le grand succès du groupe non moins célèbre "ACDC". Il est ce musicien toujours aussi endiablé qui n'oublie jamais d'enfiler son uniforme d'écolier en montant sur scène. 45 ans après les débuts du groupe, il est toujours aussi survolté. Il est revenu sur les origines du groupe, qu'il a co-fondé avec son frère Malcolm, et sa conception de la musique, au micro d'Augustin Trapenard

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AY : "Pour Highway to hell, je suis allé aux toilettes, j'en suis ressortis et je me suis vu dire que ça y est, j'avais trouvé l'idée, j'ai chanté le refrain Highway to Hell. Et mon frère m'a dit que ça collait ! [...]

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Dans ma famille, il y avait sans arrêt de la musique. Pour moi, la guitare, ça ne me permettait pas de me distinguer. C'était naturel. Et puis, quand j'écoute quelque chose qui me plaisait, je prenais la guitare, j'essayais de copier la mélodie. Je me souviens encore que le tourne disque avait un couvercle. Et je me disais que si je soulevais le couvercle, peut-être que je pourrais voir de tous petits personnages à l'intérieur qui jouaient de la musique ! [...]

C'est assez bizarre, je ressens un sentiment très puissant quand je joue. Il y a le son qui vous pousse

Mon frère disait que c'est un peu comme si on était un surfeur qui chope la grosse vague. 

C'est tout mon corps qu'il faut que je pousse pour y arriver. C'est comme ça que je joue

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Sonia Wieder-Atherton

La musicienne et violoncelliste occupe une place originale dans le monde musical tant son imagination n'en finit pas de draguer les notes des plus grandes compositions jamais entendues. Sonia Wieder-Atherton est venue commenter certains des morceaux de ses albums au micro de Boomerang

SWA : "Je me suis approchée du violoncelle pas par pas. J'ai fait de la guitare, j'ai fait un petit peu de piano, puis je voulais faire durer le son. Je me demandais quel instrument allait permettre ça. Inconsciemment, je cherchais déjà quelque chose de l'ordre de la voix. Et puis, j'ai mis un disque sans trop savoir ce que je mettais. Et là, c'était du violoncelle, j'ai été hypnotisée ! J'ai été soulevée dans l'univers de ce son, j'étais totalement happée. C'est là qu'on retrouve cette raison pour laquelle on fait les choses [...]

Quelque chose de très important pour moi, c'est de toujours revenir à pourquoi on fait les choses. C'est ça qui fait qu'on ne perd pas le sens [...]

J'ai choisi le violon pour sa capacité à dire des choses que je n'arrivais pas à dire avec les mots, ou que je n'entendais pas avec les mots. 

La musique, c'est une langue qui en ouvre plein d'autres

C'est à travers le timbre, à travers cette émotion qu'on a tant de mal à décrire, à travers le rapport au temps qu'on arrive à créer cette langue [...]

S'il y avait une machine magique qui pouvait rentrer dans le corps et essayer de décrire ce qui se passe, je pense que ce serait vraiment un chaos de lumières, de sensations, de grognements [...]

Je pense que jouer, c'est un cri du cœur. C'est ça qui est extraordinaire. C'est pour ça que j'adore ce métier. 

Le cœur qui bat, le cœur qui s'accélère, le ventre qui se sert 

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Karole Rocher

La comédienne et réalisatrice est à l'affiche du nouveau film de Sylvie Verheyde, avec laquelle elle collabore depuis ses tous débuts. Dans "Madame Claude", elle incarne la plus célèbre proxénète de luxe de la Ve République. Un biopic disponible ce soir sur Netflix. Karole Rocher était aux côtés d'Augustin Trapenard

KR : "Dès que nous serons sensibilisés aux traumatismes de l'enfance et à leurs effets internes, un terme sera mis à la perpétuation de la violence de génération en génération. Les enfants dont l'intégrité n'a pas été atteinte, qui ont trouvé auprès de leurs parents la protection, le respect et la sincérité dont ils avaient besoin, seront des adolescents et des adultes intelligents, sensibles, compréhensifs et ouverts. Ils aimeront la vie et n'éprouveront pas le besoin de porter tort aux autres, ni à eux-mêmes, parce qu'ils auront eux-mêmes fait l'expérience du respect, de cette protection. C'est ce souvenir-là, et non celui de la cruauté, qui sera inscrit en eux [...]

Je sais ce que c'est d'être un enfant et je n'ai pas oublié ce sentiment, parfois, où l'adulte a tellement de pouvoir sur toi que tu ne peux rien faire : ni manger, ni boire, ni sortir ni t'habiller comme tu veux. C'est très ancré en moi ce pouvoir qu'a l'adulte sur les enfants. C'est ce que je respecte le plus chez les enfants [...]

On est en train de libérer certaines paroles. Mais évidemment que la bonne petite femme qui se la ferme, on l'a encore en nous". 

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CINEMA - "Madame Claude" sur Netflix 

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Edouard Louis

L'écrivain est venue raconter le sens libérateur qu'il prête à l'écriture. Rendre compte des impacts des politiques sur les classes précaires, montrer les vies qu'on ne veut pas voir. Un objectif qu'il s'est à nouveau donné dans son nouveau livre Combats et métamorphoses d'une femme. Celle de sa mère, écrasée toute sa vie par la violence sociale. Plongez dans l'entretien au micro d'Augustin Trapenard : 

EL : "Mon histoire, c'est l'histoire "d'un petit garçon pédé" qui ne s'est pas senti accepté dans le milieu de son enfance. À l'école, on me disait "pédé", les autres ne voulaient pas jouer avec moi. J'avais beaucoup de mal à avoir des amis, des gens me crachaient dessus en me traitant de "sale pédale". Cette insulte a comme fait partie de mon enfance, elle a été la définition de mon enfance. 

L'insulte a été mon acte de naissance et à cause de cette situation, j'ai dû fuir le milieu de mon enfance et j'ai essayé de me venger de mon enfance

[...] C'est étrange, les enfants sont des sujets politiques, fascistes. Ils ne veulent pas que la société change. Eh bien, moi, j'étais un enfant politique fasciste aussi, et je ne supportais pas que ma mère sorte du rôle qui lui avait été imposé parce que je ne voulais pas que le monde change. Je reproduisais sur elle ce que le monde lui infligeait : qu'elle reste à la maison, qu'elle fasse la cuisine, qu'elle fasse le ménage [...]

Un jour, ma mère a fait exploser cette vie qui lui avait été imposée. Elle s'est libérée et, en ce sens, je voudrais que mon livre soit une bombe parce que je voudrais qu'il donne le plus possible d'envie, de désir, de rage de se libérer. 

Mon rôle, aujourd'hui, c'est d'être la mauvaise conscience de la bourgeoisie : dire que je suis venu pour parler de vie que vous ne voulez pas entendre. Je suis venu vous montrer des vies que vous ne voulez pas voir

Ce qui m'intéresse, c'est ces chaînes de la libération. Rendre possible un témoignage de libération dans la tête des autres et montrer à quel point ces chaînes peuvent ainsi s'enclencher".

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CARTE BLANCHE - Edouard Louis lit un extrait de "Combats et métamorphoses d’une femme" Feat Woodkid

Michel Portal

Le clarinettiste et compositeur aux trois César pour ses musiques de films, vient de sortir un nouveau disque MP85 dont il est venu nous faire découvrir quelques morceaux. Michel Portal est venu s'improviser dans Boomerang :  

Chez moi, il y avait beaucoup d'instruments. Alors je jouais même parfois le cor de chasse ! Il y avait tellement d'instruments… Il y avait le hautbois, la clarinette, le basson. J'essayais l'un ou l'autre et puis la clarinette ça m'est resté. Car il y a cette fluidité qui est possible, que j'aime bien. 

Elle a beaucoup de couleurs la clarinette, elle est très fragile, je la connais bien. Il n'y a que quand on la joue qu'on comprend un peu ce qui se passerait peut-être, il y a cette tendresse qui arrive et qui fait des choses incroyables. C'est très troublant. 

La musique, c'est plein de voyages, on va partout ! 

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Aller plus loin

🎧  SUIVRE - Boomerang : Tous les entretiens d'Augustin Trapenard, du lundi au vendredi à 9h05

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