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La Société Générale demande au Front national de fermer ses comptes bancaires

Marine Le Pen et Gilbert Collard, à l'Assemblée Nationale, le 14 novembre 2017.
Marine Le Pen et Gilbert Collard, à l'Assemblée Nationale, le 14 novembre 2017.
© AFP - STEPHANE DE SAKUTIN

Le Front national doit trouver une nouvelle banque. Selon France Inter et Médiapart, la Société Générale a demandé au parti de Marine le Pen de clore tous ses comptes. Le FN est dans une très mauvaise posture financière, lourdement endetté après la campagne présidentielle et les résultats décevants aux législatives.

Contactée, la Société Générale avance le secret bancaire pour botter en touche, et explique simplement qu’elle se doit de respecter l’ensemble des réglementations et des nombres en vigueur. Coté Front national, personne ne veut confirmer, seul Louis Aliot prononce ces mots sur une chaine d’information : le compagnon de Marine Le Pen explique que le FN n’a pas de problèmes financiers, et s’en prend à la Société Générale qui aurait fait des cadeaux aux Républicains en retravaillant leur dette. Rien d’explicite, donc et Louis Aliot se contente d’annoncer une conférence de presse de Marine Le Pen ce mercredi pour dénoncer la menace de l’oligarchie financière sur la démocratie. 

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Pourtant, la confirmation est venue dans la soirée, de sources internes au FN : la Société Générale a prévenu le parti qu’il devait fermer ses comptes rapidement, ceux du siège comme ceux de plusieurs fédérations, comptes-courant et comptes-livret. 

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Le tout se trouve dans des mails échangés, courant octobre, entre le trésorier du parti et des patrons de fédérations départementales. France Inter et Mediapart ont pu avoir accès à ces échanges entre Wallerand de Saint Just, des directions de fédérations ou des élus frontistes. A la mi-octobre, il prévient d’abord plusieurs fédérations qu’il risque d'y avoir "des difficultés vers le 25" car "le siège de la Société générale voudrait que ces comptes soient fermés". Il ne donne pas les raisons invoquée par la banque, mais il précise : "Nous sommes en train de tenter de résister". 

Datés cette fois du mois de novembre (le 20 novembre pour le dernier), des courriels dans lequel le trésorier n’entre toujours pas dans le détail, mais il explique qu’à la suite "de circonstances indépendantes de la volonté" du FN, les prélèvements automatiques des cotisations ne sont plus possibles. Wallerand de Saint Just demande "un chèque du montant du prélèvement habituel", puisqu’au FN, comme dans les autres partis, les élus reversent une partie de leurs indemnités au parti. Dans ces échanges, on apprend aussi que cela concerne tous les comptes, courant et livret, du siège et de plusieurs fédérations.