Publicité

La Sud-Coréenne Sae Eun Park nouvelle étoile du ballet de l'Opéra de Paris

Par
Sae Eun Park dans Roméo et Juliette
Sae Eun Park dans Roméo et Juliette
- Agathe Poupeney

La danseuse originaire de Séoul a décroché ce titre après la représentation de Roméo et Juliette à l'Opéra Bastille. Une nomination très rare pour les danseurs étrangers.

Elle est la première sud-Coréenne à obtenir ce titre dans la prestigieuse compagnie. À 31 ans, Sae Eun Park est nommée danseuse étoile au Ballet de l'Opéra de Paris, à l'issue de la première représentation du ballet Roméo et Juliette à l'Opéra Bastille. Pourtant, la danseuse n'avait jamais interprété ce rôle. C'était pour elle une première. 

La carrière de Sae Eun Park est déjà impressionnante. Elle remporte le Grand Prix de Lausanne à 17 ans et la médaille d'or à Varna, ce sont deux des prix les plus importants dans le monde du ballet. Elle a rejoint New-York à 18 ans pour intégrer l'American Ballet II, avant de retourner à Séoul dans la Compagnie nationale de Ballet Coréenne.   

Publicité

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Une carrière de 10 ans au Ballet

Toute petite déjà, Sae Eun Park rêvait de Paris et de l'école de danse française. Elle l'a découvert lors de sa formation à Séoul. Une révélation pour la danseuse qui arrive dans la capitale en 2011. Elle signe un CDD dans le ballet, puis gravit les différents échelons jusqu'à la récompense ultime d'hier soir.  

Elle est désormais la seule étoile à ne pas être issue de l'école de danse. Sa carrière d'étoile va être courte, dix ans seulement, car la retraite arrive vite dans le Ballet de l'Opéra de Paris, à 42 ans.  Sae Eun Park fait désormais partie de la poignée de danseurs étrangers qui ont accédé à ce titre, comme l'actuelle étoile Ludmila Pagliero, première étoile latino-américaine de l'Opéra en 2012.

Aurélie Dupont l'a nommée car elle a atteint le perfection dans le registre français. Il y a là aussi la marque du nouveau directeur, Alexander Neef, qui a promis dès son arrivée plus de diversité à l'Opéra. Il joint l'acte à la parole.