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La vaccination contre le Covid s'accélère, mais les autres vaccins reculent

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Les vaccinations pour les autres maladies que le Covid, reculent depuis le début de la pandémie
Les vaccinations pour les autres maladies que le Covid, reculent depuis le début de la pandémie
© AFP - Hans Lucas / Riccardo Milani

Alors que la vaccination contre le Covid est passée clairement à la vitesse supérieure, des associations de patients s'inquiètent du recul des vaccinations pour les autres maladies depuis le début de la pandémie.

On parle tous les jours des différents vaccins contre le Covid, de l'approvisionnement, des créneaux disponibles... en oubliant peut-être tous les autres vaccins. Durant le premier confinement, il y a eu des retards de vaccination pour les nourrissons. Ce retard a été comblé depuis, les parents sont retournés chez le pédiatre faire les vaccins obligatoires.

Ce qui inquiète, en revanche, c'est toute la population âgée de plus de deux ans. Pour tous les rappels des vaccins de rattrapage, le recul est de plus de 10%. C'est d'autant plus grave que la couverture vaccinale en France n'était déjà pas au plus haut. Moins de 35% des adultes sont à jour, par exemple, de leur vaccin diphtérie-tétanos-polio, qui exige des rappels à 25, 45 et 65 ans.

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Les rappels non effectués

Le constat de ces faibles taux de vaccination est d'autant plus alarmant chez les publics vulnérables, comme les transplantés, les immunodéprimés ou les asthmatiques, explique le professeur Chantal Raherison-Semjen, qui préside la Société de pneumologie de langue française. "Pour la vaccination contre le pneumocoque, on constate 24%, de couverture vaccinale chez les asthmatiques, 19% chez les asthmatiques légers, 42% et les asthmatiques sévères."

On constate que – même quand on a une maladie chronique – il y a des patients qui ont leurs vaccinations à jour et d'autres qui découvrent qu'ils ne le sont pas et à qui on n'a jamais parlé de vaccination.

Même constat pour l'hépatite B ou pour le vaccin contre le papillomavirus, dont la couverture reste très insuffisante en France.

Un regret des médecins et des associations : les carnets de santé souvent perdus au fil des ans. Avec ce rappel : coqueluche, rougeole, tuberculose, hépatite sont des maladies qui peuvent tuer.