"Laissez les musulmans tranquilles" : déplacement chahuté pour Marine Le Pen dans le Vaucluse

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"Laissez les musulmans tranquilles" : déplacement chahuté pour Marine Le Pen dans le Vaucluse

Marine Le Pen a été apostrophée par plusieurs habitants sur un marché du Pertuis.
Marine Le Pen a été apostrophée par plusieurs habitants sur un marché du Pertuis.
© AFP - CHRISTOPHE SIMON

En déplacement de campagne sur un marché de Pertuis (Vaucluse) vendredi, la candidate du Rassemblement national a été apostrophée par plusieurs habitants qui lui reprochent son positionnement sur l'islam, l'interpellent sur les droits des homosexuels ou encore dénoncent ses relations avec la Russie.

En cinq minutes, le déplacement de Marine Le Pen dans le Vaucluse a pris une tournure délicate pour l'image de la candidate du Rassemblement national, à neuf jours du second tour de la présidentielle. En visite sur un marché de Pertuis, Marine Le Pen a été apostrophée par plusieurs habitants, qui lui ont reproché tour à tour plusieurs points de son programme. Et tout du long, la candidate a été poursuivie par une trentaine d'opposants criant "Marine facho" ou "casse-toi Marine".

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"Laissez les musulmans tranquilles"

Marine Le Pen rencontre d'abord sur son chemin Fatima, une retraitée voilée qui lui lance : "Laissez les musulmans tranquilles". Les deux femmes ont ensuite un long débat sur le voile. "Vous savez très bien qu'il y a un certain nombre de quartiers dans lesquels les femmes qui ne portent pas le voile sont mises à l'écart, sont jugées, parce qu'elles ne portent pas le voile. Moi, ici en France, je veux qu'il n'y ait pas une seule femme qui soit jugée parce qu'elle refuse", estime Marine Le Pen. "Je ne vous contredis pas", répond Fatima, en racontant son histoire : "J'ai travaillé, je suis une fille d'un ancien combattant de l'armée française qui a fait 15 ans de service militaire. J'ai commencé à porter le voile une fois que j'étais une femme âgée, c'est un signe qu'on est grand-mère."

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"Mais vous avez vu qu'il y a parfois des petites filles à qui on met le voile", rétorque la candidate d'extrême droite. Sur ce point, les deux femmes tombent d'accord : "Je suis contre", indique la retraitée, en précisant être favorable en revanche "à un voile moderne et une tenue moderne". Ce à quoi Marine Le Pen ne répond pas.

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La candidate d'extrême droite est ensuite interpellée par une autre femme. "Nous sommes d'origine algérienne mais nous sommes Français. Ce n'est pas que sur le papier, c'est qu'on aime ce pays", lui lance-t-elle. La candidate cherche alors à rassurer : "Tous les Français, quelle que soit leur origine, leur religion, leur prénom, je me bats pour eux."

"Moi je suis mariée à une femme..."

Quelques mètres plus loin, la candidate fait face à une troisième femme qui lui demande : "Moi je suis mariée à une femme, est-ce que vous comptez changer quelque chose ou pas ?" "Non, je ne retirerai aucun droit aux Français", rappelle Marine Le Pen. "Oh bah c'est bon on peut y aller", répond la passante, sans que l'on sache s'il s'agit de voter pour la candidate RN ou simplement de poursuivre ses courses.

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"La Crimée c'est l'Ukraine"

Marine Le Pen n'échappe pas non plus à des huées concernant son positionnement vis-à-vis de la Russie. "La Crimée c'est l'Ukraine", hurle un couple au passage de la candidate, drapeau ukrainien à la main. Le 20 février sur France Inter, la candidate a affirmé qu'il faudrait "reconnaître l’intégration de la Crimée à la Russie".

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"La brutalité qui est exprimée à mon égard est proportionnelle aux chances que j'ai de gagner cette élection"

La candidate, qui a essayé de garder le sourire malgré ces invectives, a estimé être la cible d'une "brutalité proportionnelle aux chances " qu'elle a de "gagner cette élection". "Ça me confirme dans l'idée que je peux gagner cette élection présidentielle", a insisté Marine Le Pen.