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Le candidat Macron n'a "absolument pas enterré" la retraite par points, selon Richard Ferrand

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Candidat à sa réelection, Emmanuel Macron veut aussi reporter l'âge légal de la retraite à 65 ans
Candidat à sa réelection, Emmanuel Macron veut aussi reporter l'âge légal de la retraite à 65 ans
© AFP - Ludovic MARIN / AFP

Bien que l'exécutif ait échoué à mettre en œuvre la réforme des retraites, le système à points est toujours sur la table pour les nouveaux entrants sur le marché du travail, a souligné ce mercredi sur France Inter Richard Ferrand, qui préside le comité de soutien du président-candidat.

Invité ce mercredi sur France Inter, Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale et à la tête du comité de soutien d'Emmanuel Macron, a précisé les contours de la réforme des retraites proposée par le président-candidat. L'actuel locataire de l'Élysée, qui brigue un second mandat, a en effet annoncé souhaiter porter l'âge légal de la retraite à 65 ans. "Nous sommes dans une société qui vieillit, il est donc normal, surtout compte tenu de la nature des comptes publics, que nous travaillions plus", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse à Aubervilliers.

S'il reconnaît que l'exécutif a "échoué" à mettre en place un système de retraite universel par points, Richard Ferrand souligne que ce système à points "n'est absolument pas enterré", qu'il "faudra continuer à le mettre sur la table, en faisant en sorte, à une date qu’il nous faudra définir, que les nouveaux entrants sur le marché du travail rentrent dans ce système plus juste et plus ambitieux".

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La retraite à 65 ans atteinte "en neuf ans"

Sur le report de l'âge légal, Richard Ferrand indique que celui-ci se fera progressivement, à raison de quatre trimestres par an pendant neuf ans. "Les métiers particulièrement usants, les carrières longues obéiront à l'âge légal de 62 ans", poursuit l'élu LREM. Les travailleurs handicapés pourront quant à eux partir à 55 ans. 

La retraite à 65 ans "n'est pas une réponse à une règle comptable", insiste Richard Ferrand, mais une façon de "renforcer le modèle social" sans dégrader les prestations sociales ni augmenter les impôts. "Nous travaillerons plus longtemps pour produire plus de richesses."