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Le gouvernement envisage "une reprise au premier trimestre 2022 au même niveau qu'avant la crise"

Alain Griset le 22 mai 2021 dans les studios de France Inter
Alain Griset le 22 mai 2021 dans les studios de France Inter
© Radio France

Invité d'Alexandra Bensaid ce samedi, le ministre délégué chargé des PME Alain Griset s'est dit confiant pour la reprise économique post-déconfinement, dont il assure qu'elle sera "forte". Lui et Bruno Le Maire tablent même sur un retour à la normale économique dès l'année prochaine.

Le premier signe encourageant que voit Alain Griset, invité sur France Inter ce 22 mai, c'est le retour global des clients sur les terrasses ou dans les commerces depuis le 19 mai. "Je pense qu'il y avait une envie très forte, d'abord des professionnels de rouvrir leur activité pour ceux qui étaient fermés, mais également des consommateurs. Ce lien social, ces besoins d'achat, en particulier dans le vêtement et la chaussure, font qu'aujourd'hui on constate qu'il y a une réelle envie de consommer."

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Au point d'imaginer un boom de la consommation dans les semaines et les mois à venir ? "Ce que nous prévoyons, avec Bruno Le Maire, c'est que la reprise sera forte. On envisage même que l'activité économique pourrait reprendre au premier trimestre 2022 au niveau où elle était avant la crise."

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"Maintenir le tissu économique, pour être prêts au moment de la reprise"

En attendant cette reprise, un patron de PME sur deux se dit inquiet pour la pérennité de son entreprise. "Avec ce qui s'est passé depuis un an, c'est normal d'avoir des inquiétudes", réagit le ministre délégué. "Mais tous les pronostics, depuis le mois de mars 2020, nous disant que ce serait l'hécatombe [économiquement, NDLR], ont tous été démentis."

Il ne croit donc pas à un "mur de faillites" à venir. "Nous allons continuer à accompagner, et à regarder comment accompagner ceux qui sont en difficulté, il y a plusieurs procédures et plusieurs éléments sur la table", assure-t-il, citant la possibilité par exemple d'étaler certains remboursements de dettes sur une dizaine d'années, l'étalement du remboursement des prêts garantis par l'État, le report de cotisations sociales...

"On l'a démontré au cours de cette crise : le gouvernement a été en situation de s'adapter au fur et à mesure de l'évolution de la situation sanitaire et économique. On va donc continuer à avoir pour objectif de maintenir le tissu économique, pour être prêts au moment de la reprise, mais aussi d'accompagner les entreprises dans la transformation de l'économie, de façon à ce qu'on soit plus fort après la crise qu'avant la crise."

Non, "les clubs échangistes ne vont pas rouvrir"

Parmi ceux qui subissent de plein fouet la crise, il y a les discothèques, toujours fermées et qui ont vu disparaître cette semaine tout espoir de rouvrir le 30 juin prochain, suite au rejet de leur requête par le Conseil d'État. Ils s'estiment discriminés alors que les mariages reprennent ou que les clubs libertins pourront, eux, rouvrir. "D'abord, les clubs échangistes ne vont pas rouvrir", rectifie Alain Griset. "Comme j'ai été interrogé il y a quelques jours, j'ai vérifié cette semaine : il y a différents codes d'activité qui regroupent ces lieux, et ce qui m'a été confirmé c'est qu'aucun de ces codes ne permettait l'ouverture."

Pour les patrons de discothèque eux-mêmes, le ministre délégué assure continuer à travailler sur "comment les accompagner sur le plan financier" : "On a mis en place les outils qui permettent au minimum de payer les frais de fonctionnement. Je comprends l'inquiétude et la colère. Une date a été donnée, au plus tard le 15 juin, pour donner une perspective d'ouverture. Et je proposerai un plan d'accompagnement spécifique pour les discothèques."