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Le "grand remplacement" de Valérie Pécresse ne passe pas chez Les Républicains

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L'expression "grand remplacement" reprise par Valérie Pécresse fait grincer des dents parmi les LR.
L'expression "grand remplacement" reprise par Valérie Pécresse fait grincer des dents parmi les LR.
© AFP - Adnan Farzat / NurPhoto

Au lendemain du meeting de Valérie Pécresse à Paris, l'emploi de l'expression "grand remplacement" par la candidate à la présidentielle ne passe pas chez Les Républicains. Réunis en conseil stratégique lundi matin, certains ténors du parti ont dénoncé une dérive droitière de la candidate.

Le grand meeting de Valérie Pécresse au Zénith de Paris dimanche devait être un tournant dans la campagne de la candidate des Républicains (LR) à la présidentielle, la relancer après des semaines de stagnation. Ce grand meeting a effectivement été très commenté, mais pas pour les raisons espérées par ses équipes. Au lendemain de l'événement, des voix s'élèvent chez les LR pour pointer les doutes et les critiques sur la forme et le fond de la prestation de Valérie Pécresse. 

Sur la forme, la candidate n'a pas convaincu et a été l'objet d'une vague de railleries sur les réseaux sociaux. Sur le fond, les critiques pleuvent sur l'emploi du terme "grand remplacement". "Dans dix ans, serons-nous encore la septième puissance du monde ? [...] Serons-nous une nation unie ou une nation éclatée ? Face à ces questions vitales, pas de fatalité, ni au grand déclassement ni au grand remplacement", a déclaré la candidate.

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Les ténors de la campagne se retrouvaient lundi matin en conseil stratégique et les discussions ont tourné autour de cette expression complotiste très marquée à l'extrême droite. Xavier Bertrand est monté au créneau, avec Jean-François Copé, pour appeler à "sortir de l'ambiguïté". Le message est clair : arrêter de draguer l'électorat d'Éric Zemmour. Une mise au point qui avait des airs d'ultimatum. "Ce qu'il a voulu dire, c'est que le grand remplacement, ce sera sans lui", explique un proche du président de la région Hauts-de-France.

Valérie Pécresse priée de retrouver "la droite républicaine"

Avant même cette réunion tendue, Valérie Pécresse s'était justifiée : si elle a repris dans son discours cette thèse d'extrême droite, ce n'était pas pour la valider mais pour s'en détacher. "La phrase c'est 'Je ne me résigne ni au grand déclassement ni au grand remplacement', ça veut dire que je ne me résigne pas, justement, aux théories d'Éric Zemmour et aux théories de l'extrême droite parce que je sais qu'une autre voie est possible", a expliqué la candidate sur RTL. 

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"Mais il faut que tout le monde soit sur la même ligne, celle de la droite républicaine", s'agace Xavier Bertrand, "la synthèse, cela ne marche pas, on n'est pas au PS !" En réalité, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy ne le nomme pas mais c'est Éric Ciotti qu'il vise, finaliste surprise de la primaire qui, depuis, cherche à peser de tout son poids dans la campagne. "Il faut que Valérie arrête de se laisser bringuebaler à droite et à gauche", s'alarme un stratège du parti, qui ajoute aussitôt, en riant jaune : "Enfin, surtout à droite."