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Le karaté, le 50km marche : c'est la semaine du chant du cygne pour plusieurs épreuves des JO

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Le français Steven Da Costa a obtenu la médaille d'or en karaté, catégorie -67 kg.
Le français Steven Da Costa a obtenu la médaille d'or en karaté, catégorie -67 kg.
© AFP - Ahmet Izgi

Steven Da Costa a été sacré ce jeudi champion olympique des -67kg de karaté. C'est la première fois et la dernière fois : le karaté, comme le 50km marche ou le 470 féminin en voile ne seront pas de la partie à Paris 2024. On vous explique les raisons de ces suppressions.

Une médaille historique, dans tous les sens du terme. Le français Steven Da Costa a remporté une magnifique médaille d'or en karaté, catégorie -de 67kg. Le Lorrain de 24 ans avait été champion du monde à Madrid en 2018 et visait donc clairement l'or aux JO. C'est la première fois qu'un athlète est sacré en kumite, l'art du combat en karaté. Tout simplement parce que c'est la première fois que le karaté est au programme de Jeux Olympiques. Mais aussi la dernière : l'art martial ne sera pas au programme des Jeux de Paris en 2024. 

Le karateka Steven Da Costa ne s'est pas privé de le souligner au micro de France Télévisions. S'il s'est dit "heureux de représenter la France", il a ajouté qu'il espérait que, "en voyant des choses comme ça, ils [Paris 2024] peuvent essayer de changer la décision. On a un sport magnifique, il y a eu énormément de points, énormément de show et on ramène de l'or pour la France !"

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Le karaté était seulement un "nouveau sport" à Tokyo, comme l'escalade ou le surf qui, eux, sont maintenus à Paris. Ce statut rend incertain une reconduction du sport à l'édition prochaine. C'est ce qui est arrivé pour le karaté. Mais outre ces sports qui peuvent ou non être reconduits d'une édition à l'autre, en attendant d'espérer rejoindre la liste dite des sports olympiques, d'autres épreuves peuvent être supprimées. C'est ce qui va arriver pour l'épreuve du 50km marche, bien connue en France grâce à Yohann Diniz, régulièrement médaillé aux championnats d'Europe ou du monde. L'épreuve s'est tenue dans la nuit de jeudi à vendredi - et s'est soldée par un triste abandon de l'athlète français à mi-parcours, pour sa dernière épreuve. 

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À chaque olympiade, le CIO, le Comité international olympique, remodèle la liste des épreuves et des sports. Le polo, le tir à la corde ou la pelote basque ont ainsi disparu depuis belle lurette. L'haltérophilie, sport historique des Jeux, était également menacée en vue de Paris 2024. Finalement maintenu, le sport perd tout de même de nombreuses épreuves et de nombreux athlètes. 

Tout ces changements s'expliquent par plusieurs raisons

Il y a d'abord une volonté de moderniser les Jeux, très forte depuis quelques années. Le skate, l'escalade ou le surf sont à Tokyo pour ça. C'est encore dans cet objectif que le breakdance a été ajouté au programme de Paris 2024. Une réussite si l'on regarde la composition du podium en skate dans la discipline du park : la Japonaise Sakura Yosozumi, 19 ans, a devancé sa compatriote Kokona Hiraki, 12 ans et 11 mois. La médaille de bronze allant à Sky Brown, une Britannique âgée de 13 et 1 mois. 

Le CIO souhaite également tendre vers la stricte mixité quant au nombre d'athlètes. Cette année, sur les 11 092 athlètes présents, 48.8% sont des femmes. À Paris, ce pourcentage devrait monter pour la première fois à 50%. Une évolution logique. Mais pour ne pas augmenter indéfiniment le nombre d'athlètes, le CIO a décidé de supprimer d'autres épreuves, ou d'en créer des mixes. En voile, le 470 féminin, une épreuve de voile où les françaises Camille Lecointre et Aloïse Retornaz ont obtenu la médaille de bronze, sera remplacé par une épreuve mixte. Le 50km marche, épreuve masculine, sera, elle, remplacé par une épreuve mixte. Un argument battu en brèche par Yohann Diniz lors de l'annonce de la nouvelle en décembre 2020 : "Cette discipline n’a fait qu’évoluer et s’est ouverte aux femmes depuis 2016 donc la parité́ est un faux problème car de nombreuses athlètes s’étaient lancées avec courage sur cette distance.

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Enfin, la commission exécutive du CIO a voulu un programme moins copieux pour Paris 2024, afin de "réduire le coût et la complexité liées à l'accueil des Jeux", selon Thomas Bach, le grand patron du CIO. Le nombre d'athlètes passera ainsi de 11 092 à Tokyo à 10500 à Paris, une baisse de près de 6%. Le nombre de podiums passera lui de 339 à 329.