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Le Prince Philip Mountbatten, époux de la Reine Elisabeth, est mort

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Le Prince Philip Moutbatten, époux de la reine Élisabeth II, duc d'Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich, est mort.
Le Prince Philip Moutbatten, époux de la reine Élisabeth II, duc d'Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich, est mort.
© AFP - Adrian DENNIS

L'époux de la reine d'Angleterre est décédé ce vendredi à l'âge de 99 ans, après avoir passé plus de quatre-vingts ans aux côtés d'Élisabeth II. Un rôle de prince consort et de soutien précieux (et parfois de poids) pour la couronne britannique.

La reine Elisabeth II lui vouait une confiance absolue. "Il a été ma force durant toutes ces années et le demeure", déclarait-elle en 1997, à l'occasion de leur 50e anniversaire de mariage. Philip Moutbatten, né Prince de Grèce et de Danemark à Corfou (Grèce) le 10 juin 1921, est mort ce vendredi 9 avril au château de Windsor. Le duc d'Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich, avait 99 ans. Il avait été hospitalisé à Londres, le 17 février 2021, à la suite d'un malaise et n'en était sorti qu'un mois plus tard.

Prince consort pendant près de soixante-dix ans, Lord Grand Amiral de la Royale Navy, passionné d'équitation ou encore érigé au rang de divinité Vanuatu... le duc d'Édimbourg a fidèlement accompagné la reine pendant de nombreuses décennies malgré le sacrifice de sa carrière et les lourdeurs du protocole. Réputé pour sa franchise et son caractère impétueux, il s'est construit une réputation de gaffeur, à coups de dérapages racistes et de blagues parfois douteuses.

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Deux pas derrière la reine 

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Le 6 février 1952,  le jeune couple royal est marié depuis seulement cinq ans, quand le roi Georges VI meurt d'un cancer du poumon. Élisabeth Windsor est alors propulsée sur le trône du Royaume-Uni et du Commonwealth. Désormais, le Prince Philip n'a plus qu'un devoir : servir la reine. Mais, avant de devenir son "roc", sa "force" et son "soutien", comme le dira son épouse en 2011, le duc d'Édimbourg vit comme un fardeau d'être dans son ombre . 

Elle accorde donc plus de responsabilités à celui qui a renoncé à une carrière dans la Royal Navy pour être à ses côtés. En 1956, elle enverra ainsi le Prince Philip visiter le Commonwealth, seul et au nom de couronne. À son retour en février 1957, elle le fait prince du Royaume-Uni, de Grande-Bretagne et d'Irlande, ce qui l'érige officiellement au rang de prince-consort. Un titre qu'il refuse de porter par la suite.  

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Toujours à ses côtés mais pas forcément fidèle

Pour épouser Élisabeth Windsor, l'héritière du trône du Royaume-Uni, le 20 novembre 1947, Philip Mountbatten renonce à ses titres royaux et ses prédicats en Grèce et au Danemark. Il se convertit aussi à l'anglicanisme, religion officielle du trône d'Angleterre, depuis son schisme avec l'Église catholique en 1534.

Soixante-treize ans ans plus tard, le prince Philip meurt toujours marié à Élisabeth II. Pour autant, la vie conjugale des époux est loin d'être un long fleuve tranquille, notamment en raison des infidélités du duc d'Édimbourg. En 1997, il déclare d'ailleurs à un journaliste l'interrogeant sur ses liaisons : "La tolérance est un ingrédient essentiel [dans le mariage, ndlr]. Je peux vous dire que la reine en a en abondance."

Friand d'événements publics....

On avait l'habitude de voir sa silhouette se dessiner deux pas derrière la reine. En 2017, à l'âge de 95 ans, il prend sa retraite et réserve cet usage du protocole à sa vie privée. 

Durant sa vie publique, le prince d'Édimbourg a présidé, parrainé ou adhéré à plus de 780 associations. Ses responsabilités  et son rang exigèrent qu'il prononce plus de 5 493 discours selon le correspondant royal Peter Hunt. Des représentations officielles que le Prince consort semblait apprécier. Son rôle politique aurait même été moins étendu qu'il le désirait. 

... où il n'est pas avare de gaffes

Une envie qui ne l'empêche pas de multiplier les bourdes, parfois racistes ou sexistes. Au risque de faire rire jaune à la Cour. En 1986, il souffle à un étudiant britannique en stage en Chine : "Ne restez pas trop longtemps, sinon vous allez avoir des yeux bridés." À un moniteur d'auto-école écossais en 1995, il lance : "Mais comment faites-vous pour convaincre les gens du coin d'arrêter de boire le temps de passer leur permis ?" Sans oublier la fois en 2012, où il glisse à un policier en désignant une jeune femme devant lui : "Je me ferais arrêter si j'ouvrais la fermeture éclair de cette robe". 

Des sorties polémiques sur lesquelles le duc d'Édimbourg ironise dès 1956 en déclarant : "J’ai l’habitude de dire quelque chose de flatteur pour commencer, pour que l’on m’excuse ensuite si je mets les pieds dans le plat." 

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Il réagit vivement au Megxit : le devoir avant tout !

Le Prince Philip s'indigne du retrait de son petit-fils, Harry, et de son épouse, Meghan, de leurs fonctions royales fin janvier 2020. Au cœur de cette nouvelle crise qui agite la famille royale britannique, il considère le choix du couple Sussex comme un "manquement à leur devoir". Dans une biographie consacrée au duc d'Édimbourg, l'auteur britannique Ingrind Seward révèle que pour lui "Harry a abandonné son pays". L'une des premières réactions à cette annonce, de celui qui a renoncé même à son nom de famille, est d'ailleurs "Mais bon sang ! À quoi ils jouent ?".