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Lego, Barbie, jeux en bois : le prix de certains jouets s'envole, selon 60 Millions de consommateurs

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Avec la flambée des prix, la période de Noël s'annonce critique pour le porte-monnaie des consommateurs
Avec la flambée des prix, la période de Noël s'annonce critique pour le porte-monnaie des consommateurs
© Getty - Christina Reichl Photography

Noël approche et l'inflation inquiète les parents qui n'ont pas encore rempli leur hotte. Si le prix des jouets connaît en moyenne une hausse de 6%, certains types de jouet voient leur prix bondir jusqu'à 44%.

Sur fond d'inflation, la période de Noël s'annonce critique pour le porte-monnaie des consommateurs. D'autant que le secteur des jouets n'échappe pas à la flambée des prix. Si l'ensemble de l'offre subit une hausse de 6% par rapport à l'an dernier (soit le niveau de l'inflation générale), certains types de jouet voient leur prix bondir, révèle une enquête de 60 Millions de consommateurs publiée ce jeudi. Ainsi, celui des consoles de jeux s'envole de 44%, contre 15% pour les Lego et 14% pour les jeux d'éveil ou les Barbie.

Le baril de Kapla passé de 37 à 45 euros

Les jeux en bois connaissent également une forte hausse. Exemple particulièrement frappant : le baril de 200 planchettes de Kapla est passé en moyenne de 37 à 45 euros. Le secteur subit de plein fouet la flambée de sa matière première, le bois (+34%), à laquelle s'ajoutent les coûts de transports, la logistique, et ceux de l'énergie. L'impact se fait également sentir sur les puzzles ou les jeux de société, relève Frédérique Tutt, experte jouets au sein du groupe NPD. Les grosses peluches sont également touchées de plein fouet par l'inflation (+25%) : très souvent importées d'Asie, leur volume rend leur transport d'autant plus onéreux.

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Derrière ces coûts réels, se cachent aussi des stratégies. "Pour Lego ou Barbie, on parle de produits qui suscitent toujours autant de demande. Là, on n'a pas de problème de Covid-19 ou de guerre en Ukraine : les marques assument des hausses de prix en fonction de l'intensité de la demande", observe Lionel Maugain, qui signe l'enquête de 60 Millions de consommateurs. Même phénomène pour les jeux vidéo : "Les matières premières n'ont pas spécialement augmenté, mais les prix oui, parce que l'on considère qu'au vu de la demande, on peut se permettre de les proposer beaucoup plus cher", poursuit-il.

Une variation des prix à observer au jour le jour sur Internet, quand les prix catalogue des distributeurs sont eux garantis jusqu'à épuisement des stocks.