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Les États-Unis font une pause dans l'utilisation du vaccin Johnson & Johnson attendu en France

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Les États Unis ont annoncé une pause dans l'utilisation du Johnson & Johnson après des cas de caillots sanguins. Le laboratoire retarde donc le déploiement en Europe
Les États Unis ont annoncé une pause dans l'utilisation du Johnson & Johnson après des cas de caillots sanguins. Le laboratoire retarde donc le déploiement en Europe
© AFP - STR / NurPhoto

Les États Unis ont annoncé une pause dans l'utilisation du vaccin Johnson & Johnson le temps d'analyser en détail six cas de survenue de caillots sanguins atypiques et sévères chez des personnes ayant reçu ce vaccin. Le laboratoire retarde donc le déploiement en Europe.

Aux États-Unis, six cas graves de caillots sanguins ont été signalés après l'administration du vaccin Johnson & Johnson. Des cas très rares puisqu'on parle de presque 7 millions de doses administrées dans le pays, mais une femme est morte et une autre est dans un état grave. L'Agence américaine des médicaments veut enquêter et elle recommande, en attendant, "une pause" dans l'utilisation de ce vaccin à une dose. La Maison Blanche assure que cette pause n'aura pas d'impact important sur la campagne de vaccination américaine, mais son déploiement sera par contre retardé en Europe.

Même technologie pour Johnson & Johnson et AstraZeneca

Cette nouvelle tombe mal. Elle intervient deux jours après qu'Olivier Veran a annoncé l'ouverture de la vaccination aux plus de 55 ans, avec ce vaccin, qui venait s'ajouter à l'AstraZeneca.

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Depuis vendredi dernier, l'agence européenne du médicament avait commencé à enquêter sur des liens avec des cas de caillots sanguins. On évoquait déjà quatre cas graves de caillots inhabituels, associés à de faibles taux de plaquettes, en fait les mêmes descriptions que pour AstraZeneca. Ce n'est pas surprenant puisque pour ces deux vaccins c'est le même mode de fabrication : des vaccins à adénovirus. On utilise un vecteur, la seule différence c'est que chez AstraZeneca c'est un adénovirus de chimpanzé, pour Jonson & Johnson un adénovirus humain, mais c'est la même technologie.

Quelles peuvent être les conséquences pour la vaccination en France

200 000 doses du vaccin Jonson & Johnson étaient prévues cette semaine, elles sont bien arrivées, mais pas encore distribuées. Les injections ne devaient débuter que la semaine prochaine. D'ici là l'agence européenne du médicament devrait avoir donné un avis. 

360 000 doses étaient prévues la semaine prochaine mais là : gros point d'interrogation. Nous sommes donc dans une phase d'attente. On pourrait se diriger, pour le Jonson & Johnson, vers les mêmes préconisations que pour AstraZeneca : indiqué chez les plus de 55 ans, pour qui le bénéfice l'emporte largement sur le risque.

Alors certes, on a  besoin de tous les vaccins, répètent les autorités, mais on risque d'attendre encore un peu le Johnson et Johnson.