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Les forces de gauche se mettent d'accord pour se revoir mais pas encore pour avoir un candidat commun

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Les représentantes et représentants de la gauche étaient réunis dans un hôtel du XIXe arrondissement de Paris
Les représentantes et représentants de la gauche étaient réunis dans un hôtel du XIXe arrondissement de Paris
© AFP - Olivier Lejeune / PhotoPQR / Le Parisien

Ce samedi, les principaux représentants et représentantes des forces de gauche étaient réunis à Paris pour commencer à évoquer une stratégie commune en vue de la présidentielle de 2022. Le rendez-vous est pris pour de prochaines réunions. Mais la route vers une candidature commune semble encore bien longue...

Pour certains, c'est un premier pas avant une longue marche, pour d'autres, la quasi-assurance d'une candidature commune : ce samedi matin, les responsables des partis de la gauche et écologistes se sont retrouvés pour une première réunion, dans un hôtel parisien, visant à jeter les bases d'une stratégie qui pourrait être commune d'ici à la présidentielle de 2022.

Autour de la table, et à l'appel de l'eurodéputé Europe Écologie - Les Verts Yannick Jadot, des représentants et représentantes du Parti socialiste, de EELV, du Parti radical de gauche, mais aussi du PCF et de la France Insoumise, ainsi que de plusieurs mouvements comme Génération.s de Benoît Hamon. Pour le premier secrétaire du PS Olivier Faure, la simple tenue de cette réunion est une bonne chose

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"Nous nous sommes réunis pour la première fois depuis longtemps, c'est une bonne nouvelle en soi"

Yannick Jadot a affirmé que deux grands points positifs s'étaient dégagés de cette réunion : d'une part, "le respect mutuel, on ne disqualifie pas les autres à gauche", et d'autre par la tenue d'une nouvelle réunion d'ores et déjà prévue pour fin mai – à laquelle des collectifs citoyens comme "2022 en commun" seront aussi invités.

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Vers des discussions plus abouties à l'automne ?

Mais pour certains, cette réunion est déjà le signe qu'il est possible d'aller bien plus loin : l'eurodéputé EELV a évoqué la "perspective de construire une candidature commune". Olivier Faure au PS est l'un des plus optimistes : à l'issue de la réunion, interrogé par Franceinfo, il a déclaré : 

"Dans un an, il y aura pour les écologistes, les socialistes, pour Place publique, pour Nouvelle donne, pour Génération.s, un candidat et un projet communs, c'est l'engagement que chacun a pris ce matin dans cette réunion".

Mais seuls "certains" partagent cet objectif, tempère Yannick Jadot. Au sein même d'EELV, tout le monde ne vise pas le même objectif, et surtout pas la même temporalité. Julien Bayou, secrétaire national du parti écologiste, a renvoyé la question à l'automne, et surtout à la tenue, prévue en septembre, de la primaire écologiste : "Les convergences de fond aujourd'hui sont plus fortes qu'en 2017 (...), mais on a le temps, il y a les élections régionales et la crise sanitaire d'abord". 

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Même temporalité pour Anne Hidalgo, la maire PS de Paris qui n'a pas encore déclaré de candidature à la présidentielle mais semble avoir entamé une forme de pré-campagne hors de la capitale : 

"L'idée est de poser les bases d'un travail avec plusieurs rendez-vous, notamment un à l'automne qui doit proposer aux Français une coalition, et pourquoi pas une candidature commune"

LFI et le PCF présents mais en retrait

Si tout le monde s'accorde sur les convergences de ces forces de gauche, et en particulier sur le danger représenté selon elles par l'extrême-droite, tout le monde n'est pas encore dans la ronde : Parti communiste français et France Insoumise auront leurs propres candidats, respectivement Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon. Le premier doit être confirmé par les adhérents et les adhérentes du parti le 9 mai, le second a déjà annoncé sa candidature. 

Et si les deux partis étaient représentés ce samedi matin (par Ian Brossat pour le PCF, Eric Coquerel pour LFI), ils ne partagent pas le même constat : "Si certains pensent que tout est réglé pour une candidature et un programme commun, ça les regarde, mais ce n'est pas ce qui ressort" de cette réunion, selon Eric Coquerel.