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Macron promet de ne "rien céder" au "terrorisme islamiste" après l'attaque au couteau de Rambouillet

Le chef du gouvernement s'est rendu avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, au commissariat de Rambouillet où une fonctionnaire de police a été tuée au couteau
Le chef du gouvernement s'est rendu avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, au commissariat de Rambouillet où une fonctionnaire de police a été tuée au couteau
© AFP - Bertrand GUAY

Le parquet national antiterrorisme s'est saisi de l'attaque à l'arme blanche au commissariat de Rambouillet. Une agente administrative de la police a été la victime d'un homme qui lui a porté deux coups de couteau à la gorge dans le sas d'entrée du commissariat. La fonctionnaire est décédée. L'homme a été abattu.

"Notre détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes est plus que jamais intacte", a déclaré le Premier ministre Jean Castex, qui s'est rendu avec Gérald Darmanin aux abords du commissariat de Rambouillet, dans les Yvelines, où une fonctionnaire de police a été tuée à 14h20 ce vendredi, lors d'une attaque au couteau. Le premier ministre venu pour "apporter tout notre soutien aux policiers et fonctionnaires du commissariat", avait rendu hommage sur twitter à "une héroïne du quotidien", dénonçant un "geste barbare et d'une infinie lâcheté". 

"Du combat engagé contre le terrorisme islamiste, nous ne céderons rien", a tweeté de son coté le président Emmanuel Macron.

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La victime est une agente administrative de 49 ans

L'assaillant a poignardé sa victime, à la gorge, en criant Allah Akbar, Dieu est le plus grand. Il était 14h20 à l'entrée de ce commissariat d'ordinaire très tranquille de Rambouillet. La fonctionnaire de police attaquée était une agent administrative, en civil, sans gilet pare-balle ni arme. Quand un policier armé a riposté avec son pistolet contre l'assaillant, elle était déjà mortellement blessée. Les pompiers intervenus sur place ne sont pas parvenus à la ranimer. L'assaillant a été tué par les deux tirs de riposte.

L'agente administrative du secrétariat du commissariat de Rambouillet, âgée de 49 ans, était mère de deux enfants de 13 et 18 ans.

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Selon les papiers qu'on a retrouvé sur lui, l'assaillant est un homme né en 1984 en Tunisie. Arrivé en France en 2009, en situation irrégulière, régularisé depuis 2019, Jamel G., habitait Rambouillet depuis assez peu de temps, semble-t-il. Il était inconnu des services de police et de renseignement. Trois personnes appartenant à son entourage ont été placées en garde à vue et deux perquisitions sont en cours au domicile de l'assaillant, à Rambouillet, ainsi qu'au domicile d'une personne l'ayant accueilli à son arrivée en France en 2009.

Le parquet national antiterrorisme a ouvert une enquête

Le Parquet national antiterroriste s'est saisi assez rapidement, à cause du déroulement de l'attaque, dans le commissariat, dans un SAS pourtant sécurisé, dans lequel l'assaillant a réussi à s'introduire, en même temps que la fonctionnaire de police. Selon le procureur national antiterroriste, il y a eu repérage par l'assaillant, qui a utilisé un mode opératoire qui est une signature de nombreux attentats islamistes.

Le parquet national antiterrorisme (Pnat) a ouvert "une enquête de flagrance des chefs d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste, confiée conjointement à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)". 

Du combat engagé contre le terrorisme islamiste, nous ne céderons rien.

C'est le premier message d'Emmanuel Macron de retour des obsèques d'Idris Déby. Le Président rappelle dans son tweet que les Yvelines ont déjà connu l'assassinat d'un couple de fonctionnaires de police, tué à coups de couteau en juin 2016 dans son pavillon de Magnanville, par un homme se revendiquant de l'organisation État islamique.

Le 16 octobre 2020, le même département avait été marqué par l'attaque au couteau d'un professeur de collège, Samuel Paty, assassiné et décapité par un jeune homme de 18 ans originaire de la république russe de Tchétchénie.  

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Gerald Darmanin a annoncé le renforcement des mesures de sécurité devant les commissariats et les gendarmeries.