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"Maintenant, c'est à vous de faire" : arrivé troisième, Mélenchon livre un discours testamentaire

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"Tant que la vie continue, le combat continue", a lancé Jean-Luc Mélenchon dimanche soir.
"Tant que la vie continue, le combat continue", a lancé Jean-Luc Mélenchon dimanche soir.
© AFP - Emmanuel Dunand

Dans un discours teinté par sa déception d'être arrivé aux portes du second tour de la présidentielle sans pouvoir briser son plafond de verre, Jean-Luc Mélenchon a appelé à ne pas donner "une seule voix" à Marine Le Pen et demandé à ses militants de "continuer la lutte".

C'est sans doute la fin d'un cycle à la France insoumise. Cette fois encore, Jean-Luc Mélenchon, n'est pas parvenu à briser le plafond de verre, au terme d'une troisième campagne présidentielle. Pourtant, le candidat de l'Union populaire fait encore mieux qu'il y a cinq ans, enregistrant près de 22% des suffrages, selon notre estimation Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, France24/RFI/MCD, Public Sénat/LCP Assemblée Nationale et Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Face à ses militants, le candidat insoumis a d'ailleurs livré un discours quasi testamentaire, une fois les premières estimations dévoilées. "Je vous ai dit ce que je vous redirai : non, je connais votre colère mes compatriotes, ne vous abandonnez pas à ce qu'elle vienne à vous faire commettre des erreurs qui seraient définitivement irréparables. Tant que la vie continue, le combat continue", a-t-il lancé.

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"Etant le plus ancien d'entre vous"

"C'est mon devoir de vous dire, qu'en étant le plus ancien d'entre vous, la seule tâche qu'on a à se donner, c'est celle qui accomplit le Mythe de Sisyphe. La pierre retombe en bas du ravin, alors on la remonte", a estimé Jean-Luc Mélenchon. Avant de poursuivre, s'adressant à ses militants réunis au Cirque d'hiver, à Paris. "Vous n'êtes ni faibles ni sans moyens. Vous êtes en état de mener cette bataille, et la suivante, et la suivante ! Autant qu'il y en aura. Regardez-moi, je n'ai jamais lâché prise, je n'ai jamais cédé, je n'ai jamais baissé le regard et c'est de cette façon là que nous avons construit cette force. Alors maintenant, c'est à vous de faire."

Il ne faut pas donner une seule voix à madame Le Pen.

Pour Jean-Luc Mélenchon, reconnaissant toutefois "la violence de la déception" et "tout ce qui aurait été entrepris et qui ne le sera pas", le plus important se situe dans la fondation du "pôle populaire". "Parce qu'il était là, toutes sortes de gens ont pu prendre appui dessus pour faire un vote et nous amener jusqu'à ce point. Des batailles arrivent devant vous." Avant de s'élancer sur une condamnation du vote d'extrême droite. "Ne commettons par l'erreur de nous fourvoyer, à peine entrés sur le chemin. Nous savons pour qui nous ne voterons jamais. (…) Jamais nous ne perdrons notre confiance en la démocratie. Donc, vous ne devez pas donner de voix à Madame Le Pen, il ne faut pas donner une seule voix à madame Le Pen." Comme il y a cinq ans, la France insoumise va organiser une consultation et "les 310.000 personnes qui m'ont parrainé donneront leur point de vue", a expliqué le candidat.

"Faites mieux, merci"

"Oui, c'est une déception, mais en même temps, comment se cacher, aussi, la fierté du travail accompli", a voulu conclure Jean-Luc Mélenchon. "Je ne connais que mon devoir et je vous appelle à faire de même : la lutte continue. Nous disons à tous ceux qui jusque là n'ont pas voulu l'entendre, ici et la force, nous avons une stratégie, un programme, nous avons d'autres élections, nous tiendrons à chaque étape notre rang. Réfléchissez-y." Avant de lancer, avec malice et un discret sourire : "Alors bien sûr, les plus jeunes vont me dire 'Alors on n'y est encore pas arrivé ?'. C'est pas loin, hein ? Faites mieux, merci."