Publicité

Malgré la crise sanitaire, beaucoup de jeunes veulent devenir infirmier ou infirmière

Par
La crise sanitaire semble avoir fait naitre des vocations d'infirmières.
La crise sanitaire semble avoir fait naitre des vocations d'infirmières.
© AFP - Philippe Huguen

Bien qu'elle ait mis en lumière les difficultés des soignants, la crise sanitaire n'a pas éloigné les jeunes des métiers des soins infirmiers, bien au contraire. Ils sont très nombreux à vouloir intégrer un institut de formation sur la plateforme Parcoursup.

La crise sanitaire a-t-elle suscité de nouvelles vocations ? Depuis qu'elles ne sélectionnent plus sur concours, les écoles d'infirmiers sont la formation la plus demandée sur la plateforme d'orientation Parcoursup. Malgré la crise sanitaire – qui a montré les difficultés que peuvent rencontrer les soignants au quotidien – cette année ne déroge pas à la règle. Près de 10 % des inscrits ont demandé à intégrer un des instituts de formation aux soins infirmiers (IFSI). Cette filière semble donc toujours attractive et ce malgré la pandémie de coronavirus et la pression actuelle sur les hôpitaux.

Un métier "qui a un sens"

C'est même en pleine crise sanitaire que Catalina, 18 ans, a trouvé sa voie. "Mon père est tombé malade, une infirmière est venue le soigner à domicile, ce qui m'a donné envie de le soigner aussi et de soigner d'autres personnes", raconte-t-elle. La jeune femme est en première année d'étude dans un Institut d'études et de soins infirmiers à Paris et se retrouve confrontée de plus près à la pandémie. 

Publicité

"Ça fait un peu peur, on ne sait pas ce qui va arriver, le Covid sacrifie parfois notre formation", témoigne Catalina. Car certains étudiants ou étudiants sont appelées en renfort, comme Margaux, 22 ans, en troisième année à l'Institut de formations en soins infirmiers de Versailles, mobilisée pendant la première vague dans un service des maladies infectieuses et tropicales. "Au début, ce n'était pas facile, on ne savait pas trop à quoi s'attendre mais on a vite pris le pli, on a eu le sentiment d'être utile", explique-t-elle.

Moi, ça m'a confortée dans l'idée que je me vois bien me lever tous les matins pour faire ce métier (Catalina, étudiante)

"Une génération tournée vers les autres"

Des vocations qui naissent ou sont renforcées, en pleine épidémie. Surprenant ? Un peu, pour Jean-Marc Boussard, directeur de l'institut de Versailles ainsi que de celui de Rambouillet depuis 5 ans. "Je pensais que ce serait plutôt le contraire", concède-t-il. "Mais en même temps, on présente un métier qui a un sens, de prendre soin de l'autre. Cette nouvelle génération est tournée vers les autres et cherche ce type de métiers."  À tel point que, dans ces deux écoles, 20 places supplémentaires seront créées pour la rentrée prochaine.