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Mauvais résultats, revenus publicitaires en baisse : la maison-mère de Facebook supprime 11.000 emplois

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Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé le premier plan social depuis la création de l'entreprise en 2004.
Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé le premier plan social depuis la création de l'entreprise en 2004.
© Maxppp - Mourad ALLILI

Pour la première fois depuis la création de Facebook en 2004, un plan social prévoit la suppression de 11.000 emplois dans l'entreprise. Et les embauches au sein du groupe Meta, qui détient également Instagram et WhatsApp, sont gelées jusqu'à fin mars 2023.

Meta, maison-mère de Facebook, vit l'une de ses passes les plus difficiles. Mark Zuckerberg a dû annoncer mercredi à ses salariés un plan social qui prévoit la suppression de 11.000 emplois, soit environ un sur sept. "Aujourd'hui, je partage certains des changements les plus difficiles que nous ayons faits dans l'histoire de Meta", a annoncé M. Zuckerberg, dans un message adressé aux salariés. Les embauches au sein du groupe, qui détient également le réseau social Instagram et le service de messagerie instantanée WhatsApp, sont en outre gelées jusqu'à fin mars 2023.

Aux Etats-Unis, les employés licenciés de Meta recevront 16 semaines de salaire de base et deux semaines supplémentaires de salaire pour chaque année de service. L'entreprise couvrira leur assurance santé pendant six mois. Mais pour le moment, Meta n'a pas précisé la répartition géographique des suppressions d'emplois.

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Des résultats financiers décevants

"J'ai décidé de réduire la taille de notre équipe d'environ 13% et de me séparer de 11.000 [sur 87.000] de nos employés talentueux", précise également Mark Zuckerberg dans son message. Depuis la création de Facebook en 2004, c'est la première fois qu'il annonce un plan social. Le groupe a fait état de performances financières décevantes au troisième trimestre, marqué par une baisse de son chiffre d'affaires et une chute de ses bénéfices. La dégradation de la situation économique, l'inflation et la hausse des taux d'intérêt n'arrangent pas les choses.

Une décision qui s'inscrit dans un contexte, plus large de départ massifs dans le secteur de la tech, aux États-Unis et dans le monde. Une passe difficile, en raison notamment de la baisse des revenus publicitaires, gagne-pain de nombreuses entreprises du secteur. Depuis plusieurs semaines, les entreprises du secteurs licencient ou gèlent les embauches. Snap, par exemple, a supprimé 20% des ses effectifs à la fin du mois d'août.

Une "crise d'identité" pour Meta

"Meta est en pleine crise d'identité. L'entreprise a un pied dans un pari risqué à long terme sur le métavers et l'autre pied dans l'incapacité de concurrencer TikTok", analyse Mike Proulx, directeur de recherche chez Forrester auprès de l'Agence France-Presse. "Aucun des deux n'est de bon augure pour Meta à court terme et des mesures de réduction des coûts plus sévères étaient inévitables alors que la société tente de se regrouper à l'aube d'une sombre année 2023", ajoute-t-il.

Et s'ajoute à cela la concurrence d'autres plateformes, à commencer par TikTok, qui fait stagner le nombre d'utilisateurs des différentes plateformes de Meta. Sans compter le virage stratégique de l'entreprise vers le métavers qui peine à convaincre les investisseurs.