Meeting d'Eric Zemmour : un deuxième membre du groupuscule d'extrême droite "Zouaves Paris" interpellé

Publicité

Meeting d'Eric Zemmour : un deuxième membre du groupuscule d'extrême droite "Zouaves Paris" interpellé

Par
De nombreuses images des violences ont été diffusées et permettent les identifications
De nombreuses images des violences ont été diffusées et permettent les identifications
© AFP - FRANCK CASTEL

Après le leader présumé, Marc de Cacqueray-Valmenier, interpellé mardi, un deuxième membre de "Zouaves Paris" a été arrêté ce mercredi matin, révèle France Inter. Selon nos informations, ils ont été identifiés comme agresseurs sur les images du meeting d'Eric Zemmour le cinq décembre dernier.

L’étau se resserre autour des "Zouaves Paris". Ce mercredi matin, France Inter a appris qu’un deuxième membre présumé du groupuscule d’extrême droite a été interpellé à Bonnières-sur-Seine dans les Yvelines. Il est soupçonné d’avoir participé le 5 décembre dernier aux violences contre des militants de l’association SOS Racisme lors du meeting d’Eric Zemmour à Villepinte. Ce mardi, on apprenait déjà une première arrestation, celle du leader présumé, Marc de Cacqueray-Valmenier.

Crainte d'un départ de France

Ces  arrestations se sont faites en deux temps. Il fallait agir vite ce mardi car les enquêteurs de la Sureté territoriale de Seine Saint Denis et ceux de la Direction du renseignement de la préfecture de police de paris pensaient que Marc de Cacqueray-Valmenier, âgé de 23 ans, avait des velléités de quitter le pays. C’est ce qui explique que son arrestation a eu lieu en pleine rue, dans les Hauts-de-Seine, par la brigade de recherche et d’intervention. Il a été placé en garde à vue. 

Publicité

En revanche, la deuxième interpellation était plus classique ce mercredi matin. Les policiers se sont présentés à 6h00 au domicile des parents du suspect âgé de 18 ans, à Bonnières-sur-Seine dans les Yvelines.

Bien identifiés sur les images

Dans les deux cas, ce sont les images vidéo diffusées par les médias et sur les réseaux sociaux, ainsi que la vidéo surveillance qui ont permis, selon le procureur de Bobigny, de cibler ces deux hommes. Ils sont déjà connus des services de renseignement intérieur, pour leur goût de la castagne dans la rue contre les militants de l’extrême gauche et pour le hooliganisme. Selon nos sources, les images en question montrent l'un des deux hommes, masqué, porter des coups à mains nues et l'autre, porter des coups à l'aide d'une chaise. D’autres interpellations pourraient suivre dans les heures ou les jours qui viennent.

Plusieurs affaires en justice

Marc de Cacqueray-Valmenier est déjà un habitué des palais de justice. Celui qui se revendique comme fasciste, ancien membre du GUD, a été condamné en 2019 à six mois de prison avec sursis pour des violences lors de l’acte III des "gilets jaunes" en décembre 2018 à Paris. Il est aussi impliqué dans l'attaque violente d'un bar antifasciste parisien en 2020. Jugé en novembre, il risque une nouvelle peine de prison. Le délibéré est attendu en janvier 2020.

Face à l’accumulation de faits les concernant, auxquels on peut ajouter plusieurs actions violentes dans la rue comme l’assaut d’un cortège du NPA lors d’une manifestation en 2019, le gouvernement a décidé de réagir. Le 12 décembre, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a annoncé qu’il lançait une procédure de dissolutions du groupuscule "Zouaves Paris". La police a identifié un cinquantaine de personnes qualifiées de membres.