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Mesures de freinage : quels départements flirtent avec le seuil d'alerte fixé par Macron

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Emmanuel Macron concède avoir "bon espoir" que "la France entière" passe la première étape du déconfinement le 19 mai.
Emmanuel Macron concède avoir "bon espoir" que "la France entière" passe la première étape du déconfinement le 19 mai.
- AFP / RF

Les différentes étapes du déconfinement annoncé par Emmanuel Macron à partir du 19 mai, pourraient être entravées par des "freins d'urgence", en cas de mauvaise situation sanitaire. Voici les départements qui sont potentiellement les plus à risques.

Emmanuel Macron a "bon espoir" que "la France entière" passe la première étape du déconfinement le 19 mai. Mais il prévoit d'actionner des "freins d’urgence" sanitaires dans les territoires où le virus "circulerait trop", selon l'entretien qu'il a donné à la presse régionale. Trois critères entraineront ces freins dans les métropoles ou les départements où le virus circule trop vite : 

  • le taux d’incidence qui dépasserait à nouveau 400 infections pour 100 000 habitants ;
  • une augmentation très brutale de ce taux ; 
  • une menace de saturation des services de réanimation. 

Un seul de ces critères est aujourd'hui officiellement chiffré. En les appliquant, quels départements sont aujourd'hui à risques ? Quels départements sont les plus susceptibles de voir s'appliquer ces mesures de freinage ? 

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Incidence : huit départements encore dans le rouge 

Si la carte de France du taux d'incidence s'est éclaircie ces derniers jours, actuellement, encore huit départements sont donc au-dessus de 400 cas pour 100 000 habitants : les Bouches-du-Rhône, l'Essonne, l'Oise, Paris, Val-d'Oise, Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis. Ce taux est même supérieur à 500 dans ce dernier département d'Île-de-France, le plus pauvre de France.

L'incidence en baisse quasiment partout

Actuellement, le taux d'incidence a baissé dans la quasi totalité des départements de métropole par rapport à la semaine dernière et dans tous par rapport à il y a 15 jours. Aucune augmentation inquiétante n'est constatée et, dans les rares cas où ce taux est en hausse, on peut supposer qu'il s'agit de variations non significatives. 

Mais cette baisse, y compris dans les huit départements encore au-dessus de 400, ne doit pas faire oublier que cet indicateur, sensible, peut rapidement repartir à la hausse. C'est quasiment mécanique quand on dessert le confinement.

Les départements où l'incidence est élevée et les réa saturées

Les services de réanimation sont toujours en saturation (115% d'occupation par des patients Covid au niveau national) mais le nombre de patients actuellement en soins critiques a retrouvé le niveau du 11 avril (5 804 personnes). Deux régions semblent toutefois particulièrement touchées : l'Île-de-France et les Hauts-de-France, avec plus de 150% des lits de réa occupés par des patients Covid. 

C'est d'ailleurs en Île-de-France (Essonne, Paris, Val-d'Oise, Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis) et dans un département des Hauts-de-France (Oise) que l'on retrouve les taux d'incidence actuellement très élevés. 

Là, la réouverture des terrasses et lieux de culture, à partir du 19 mai, pourrait être stoppée nette dans ces départements par le "frein d'urgence" que constitue donc un taux d'incidence trop haut et le risque de saturation en soins critiques. Un déconfinement à haut risque, donc...