Michel Barnier : "C'est une défaite très grave pour la droite républicaine"

Publicité

Michel Barnier : "C'est une défaite très grave pour la droite républicaine"

Par
Michel Barnier, le 3 avril en meeting pour Valérie Pécresse
Michel Barnier, le 3 avril en meeting pour Valérie Pécresse
© AFP - Ludovic MARIN

Au lendemain de la lourde défaite de Valérie Pécresse, arrivée avec 4,79% des voix au premier tour de la présidentielle, Michel Barnier, conseiller de la candidate, reconnaît la "lourde défaite" des Républicains.

"C'est une défaite très grave pour la droite républicaine, pour nous, pour le parti auquel j'appartiens, qui va commencer à en tirer les premières leçons ce matin, lucidement, humblement, parce qu'un tel score doit conduire à l'humilité et à la gravité" : au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, Michel Barnier, conseiller Europe et Monde de Valérie Pécresse dans la campagne du parti LR, reconnaît la dureté de l'échec de la droite républicaine.

Selon lui, "une partie de la droite est partie chez Zemmour, peut-être chez Le Pen et une grande partie chez Macron", analyse-t-il. "Je pense que ce n'est pas bien pour l'équilibre du pays, qui a besoin de respiration, d'équilibre : j'ai dit un jour à monsieur Macron que son erreur c'est d'avoir voulu faire le vide entre lui et les extrêmes", dit-il.

Publicité

Pour autant, Michel Barnier assure qu'il va voter Emmanuel Macron, "sans état d'âme (...) je ne peux me retrouver dans l'extrême-droite". "Et au-delà des valeurs qui ne sont pas les mêmes que les miennes, il y a le programme de madame Le Pen, qui veut sortir du commandement intégré de l'Otan, qui veut détricoter la PAC pour la renationaliser et qui veut sortir de l'Union européenne, c'est écrit dans son programme". Et selon lui, "si on n'a pas compris avec cette guerre épouvantable en Ukraine qui continue (...) qu'il faut être européen en plus d'être patriote, alors on a un problème avec l'intégrité nationale".

Quel rôle, enfin, a joué le non-soutien de Nicolas Sarkozy à Valérie Pécresse : "Quand on voit le résultat final, qui est un mauvais résultat, on voit bien que tout cela compte moins que ce qu'on le pensait", analyse Michel Barnier. "Néanmoins j'ai toujours dit que Nicolas Sarkozy était attentif à l'avenir de cette famille politique qui est la sienne (...) je pense qu'il s'engagera comme je le fais pour Emmanuel Macron", dit-il, affirmant penser "que des partis de centre gauche et nous existions encore".

Plus d'informations à venir