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Mobilisation pour le droit à l'avortement : une trentaine de manifestations organisées en France samedi

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Manifestation pro-avortement à Nancy ce jeudi 30 juin, à l'initiative de "NoutesToutes54"
Manifestation pro-avortement à Nancy ce jeudi 30 juin, à l'initiative de "NoutesToutes54"
© AFP - Anh-Aia Le / Hans Lucas

À Paris, Marseille, Nantes mais aussi à Périgueux ou à Nice...Des rassemblements sont organisés partout en France ce samedi 2 juillet, pour dénoncer la décision de la justice américaine sur l'avortement, mais aussi pour protéger le droit à l'IVG en France. Tour d'horizon.

Une semaine après la révocation du droit fédéral à l'avortement aux États-Unis, les cortèges continuent de mobiliser. Le collectif "Avortement en Europe - Les femmes décident" organise samedi une journée de mobilisation nationale, en soutien aux femmes américaines et pour demander le renforcement de la protection de l'IVG en France. De nombreuses associations régionales de défense des droits des femmes en région s'associent à cette journée et une trentaine de rassemblements ou marches sont prévus sur tout le territoire.

À Paris, le cortège partira de la place Pierre Laroque, dans le VIIe arrondissement, à 14h30. En attendant sa "constitutionnalisation", "il est urgent que l'avortement puisse se dérouler dans de bonnes conditions, ici et maintenant", écrit le collectif dans son communiqué. Voici la carte des différentes manifestations prévues.

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D'autres manifestations ont eu lieu ce jeudi 30 juin, à Amiens, Nice, Nancy et Saint-Malo notamment.

"Que l'avortement puisse se dérouler dans de bonnes conditions"

Le collectif "Avortement en Europe - les femmes décident" soutient la "constitutionnalisation de l'IVG", portée par la majorité présidentielle et la Nupes, et regrette qu'il "ait été retoqué" une première fois au Sénat en 2018. "En attendant que ce processus puisse se mettre en place", les associations féministes portent plusieurs revendications.

Parmi celles-ci, l'accélération de la publication de décrets qui doivent permettre aux sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales, comme le prévoit la nouvelle loi "Gaillot", promulguée le 2 mars dernier et qui vise à "renforcer l'avortement". C'est d'autant plus urgent, selon le collectif, dans un contexte de "pénurie de médecins et de professionnels de santé [qui] se fait dramatiquement sentir".

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Un constat partagé par Isabelle Derrendinger, présidente de l'Ordre des sages-femmes, et Joëlle Belaïsch-Allart, présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens (CNGOF), qui a "des craintes pour toutes les maternités cet été". Certaines sont déjà contraintes, faute de bras, de privilégier certains actes à d'autres, et donc notamment les accouchements par rapport aux IVG. Si "sanctuariser ce droit" à l'IVG dans la Constitution serait "un acte fort", estime Isabelle Derrendinger, il faut aussi "que le beau symbole soit concret pour les femmes".

Les associations demandent également la réouverture de "Centres d'interruption volontaire de grossesse (CIVG) de proximité", dont "plus de 130 ont fermé durant ces dernières année". Enfin, le collectif milite pour le "libre choix de la méthode d'avortement" lorsque la grossesse est récente et l’abrogation de la double clause de conscience encore en vigueur.

Des manifestations "pro-choix" sont également organisées dans plusieurs villes d'Europe, notamment ce vendredi 1er juillet à Berlin (Allemagne), et ce dimanche 3 juillet à Bristol (Royaume-Uni).