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Moines de Tibéhirine : la thèse de la bavure s'éloigne

Patrick Baudouin, avocat à la Cour de Paris
Patrick Baudouin, avocat à la Cour de Paris
© Radio France - Benoît Collombat

Saura-t-on un jour qui a décapité et assassiné les moines de Tiberihine en 1996 ? Le juge antiterroriste Marc Trevidic recevait aujourd'hui les familles parties civiles dans le dossier pour leur présenter les résultats d'une dernière expertise réalisée sur les crânes des moines.

Cette expertise, réalisée à l'autonomne dernier en Algérie, a été très compliquée à mener pour le juge d'instruction en raison des obstacles dressés par le pouvoir algérien.
 

Benoît Collombat a assisté à cette réunion avec les familles des victimes :

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Les experts n'ont pas constaté de traces de balles sur les crânes de se moines, ce qui affaiblit la thèse d'une bavure d'un hélicoptère. 

"Les experts n'ont pas constaté de traces de balles"

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A l'issure de cette rencontre, le juge d'instruction a déclaré que la justice avait "vraiment besoin des prélèvements" effectués sur place mais que les autorités algériennes ont refusés de voir rapatrier en France:

Pour arriver à des certitudes, on a vraiment besoin des prélèvements qui ont été laissés à Alger. Les experts ont pu faire des conclusions, je dirais à 80%, sur les causes de la mort et la date de la mort. Mais pour avoir des certitudes, il faut vraiment qu'on ait ces prélèvements.

"Il y a des traces suffisantes pour dire qu'il y a eu égorgement" : Patrick Baudouin, avocat des familles des moines de Tibéhirine répond à Alain Passerel

Patrick Baudouin, avocat des familles des moines de Tibéhirine

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