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"Nous retrouverons les jours heureux" : ces fois où l'exécutif a évoqué le retour à la "vie normale"

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Emmanuel Macron a estimé mercredi que l'on pourrait "commencer à rouvrir progressivement le pays" à partir "de mi-mai", notamment "certains lieux de culture" et les terrasses, "sous conditions".
Emmanuel Macron a estimé mercredi que l'on pourrait "commencer à rouvrir progressivement le pays" à partir "de mi-mai", notamment "certains lieux de culture" et les terrasses, "sous conditions".
© Radio France - Xavier Demagny

Ce sont des mots qui réchauffent le coeur : "vie normale", "réouverture", "bout du tunnel". Si l'exécutif a longtemps été prudent sur les perspectives de sortie de la crise sanitaire que nous vivons depuis un an, le chef de l'État et le gouvernement sont de plus en plus précis ces derniers temps.

Quand viendront les "jours heureux" ? Prudents sur le sujet dans les premiers mois de la crise, le chef de l'État comme le gouvernement se sont montrés, au fil du temps, de plus en plus précis, notamment ces dernières semaines, à propos des perspectives à offrir aux Françaises et aux Français sur la sortie de crise Covid. Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron a même donné un cap, pour un retour à la vie normale : "Si nous restons unis, solidaires, si nous savons nous organiser les prochaines semaines, nous verrons la lumière au bout du tunnel", a assuré le chef de l'État, mercredi soir, en évoquant pour "mi-mai" une réouverture progressive de certains lieux actuellement fermés. Chronologie. 

11 mai : "Nous retrouverons les jours heureux" 

"Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les jours heureux. J'en ai la conviction", assure Emmanuel Macron le 13 avril, en allusion au Conseil national de la résistance. Le chef de l'État annonce le processus du déconfinement, qui doit démarrer à partir du 11 mai. 

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"Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les jours heureux. J'en ai la conviction", assure Emmanuel Macron le 13 avril 2020.
"Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les jours heureux. J'en ai la conviction", assure Emmanuel Macron le 13 avril 2020.
© Radio France - X. D.

28 mai : "Souffler après l'épreuve" 

"Le déconfinement va nous permettre de vivre une vie presque normale" et "de souffler après l'épreuve" du coronavirus lance Edouard Philippe, encore en poste, en présentant à Matignon le plan qui entrera en vigueur le 2 juin dans la grande majorité des départements. "Au cours de cette phase 2, la liberté va redevenir la règle et l'interdiction deviendra l'exception", précise le Premier ministre de l'époque. 

14 juin : "Nous allons retrouver pour partie notre art de vivre" 

La situation sanitaire s'améliore. Dans son allocution suivante, le 14 juin, il salue une "première victoire contre le virus" et se félicite : "Nous allons donc pouvoir retrouver le plaisir d’être ensemble, de reprendre pleinement le travail mais aussi de nous divertir, de nous cultiver. Nous allons retrouver pour partie notre art de vivre, notre goût de la liberté. En somme, nous allons retrouver pleinement la France."

14 juillet : "On a réussi à endiguer le virus et à retrouver une vie presque normale"

Traditionnelle interview du 14-Juillet, Emmanuel Macron reste optimiste : "Nous sommes sortis du premier pic (...), tout le pays s'est mobilisé et nous avons des résultats, puisqu'on a réussi à endiguer le virus et à retrouver une vie presque normale", souligne le chef de l'Etat.

14 octobre : "Jusqu'à l'été 2021" 

Loin des "jours heureux" évoqués en mai, alors que l'épidémie repart à la hausse, Emmanuel Macron assure que "nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus" dans une interview aux 20 heures de TF1 et France 2. Quinze jours plus tard, constatant la situation sanitaire critique, il décide de confiner une deuxième fois le pays. Le président de la République annonce notamment la fermeture de tous les établissements recevant du public. L'heure est grave (et surtout pas aux pronostics à long terme).

24 novembre : "Fixer un cap" et "esquisser des perspectives" 

Le variant "anglais" n'a pas encore fait son apparition, la France sort tout juste d'un pic épidémique. Emmanuel Macron fait le point au terme d'un nouveau mois de confinement. Dans son allocution, le chef de l'État est clair : "Le retour à la normale n'est pas pour demain." Mais il avance un calendrier théorique sur le déroulement des prochaines semaines, pour "fixer un cap, un calendrier et esquisser des perspectives".

Il annonce notamment la réouverture des commerces dès le samedi matin, donne des conditions pour le déconfinement 15 jours plus tard (moins de 5000 contaminations par jour et environ 2500 à 3000 personnes en réanimation). Et promet, à partir du 15 décembre, la reprise pour les cinémas, théâtres, musées. Il indique aussi qu'autour du 20 janvier, les salles de sport et les restaurants pourront rouvrir. Mais à ces dates, ni les lieux de culture ni les restaurants ne rouvriront. 

26 novembre : "Encore pour plusieurs mois en 2021"

Explication de texte de l'allocution du chef de l'État : Jean Castex estime, lors d'une conférence de presse, que "nous en avons encore pour plusieurs mois en 2021" à subir la crise sanitaire et ses conséquences.

31 décembre : "Un nouveau matin français"

Dans la traditionnelle allocution du 31 décembre, Emmanuel Macron lance avec lyrisme que le printemps 2021 "sera le début d'un nouveau matin français, d'une renaissance européenne", avertissant que "les premiers mois de l'année seront difficiles" et que "au moins jusqu'au printemps l'épidémie pèsera encore beaucoup sur la vie de notre pays".

7 janvier : sortie de crise "l'été prochain"

Le Premier ministre vient d'annoncer la prolongation du couvre-feu et du couvre-feu avancé dans 15 départements. À la fin de la conférence de presse, il laisse entrevoir une lueur d'espoir : "Nous espérons sortir de la crise à l'échéance de l'été prochain", déclare Jean Castex. "Une phase nouvelle de la lutte contre la pandémie s'est ouverte et je ne doute pas de notre succès collectif", ajoute-t-il.

Au début de l'année 2021, Jean Castex a évoqué une sortie de crise "l'été prochain".
Au début de l'année 2021, Jean Castex a évoqué une sortie de crise "l'été prochain".
© Radio France - X. D.

8 février : réouverture "le plus rapidement possible"

Jeu d'équilibriste pour Roselyne Bachelot, ce matin-là, sur BFMTV. La ministre de la Culture lance : "Nous préparons à une réouverture, le plus rapidement possible, des musées et des monuments." Elle ajoute même que "cela peut-être assez rapide". Mais complète, fausse joie : "Je ne donne pas de date." L'échéance de quelques semaines paraît toutefois "possible" pour rouvrir les musées, dit la ministre. 

1er mars : "Encore quatre à six semaines"

Lors d'un échange avec des jeunes dans un centre de formation aux métiers industriels en Seine-Saint-Denis, Emmanuel Macron lance à l'un des élèves qui lui demande de repousser le couvre-feu qu'il faut "tenir encore quelques semaines, quatre à six semaines".   

3 mars : Attal évoque une vie "plus normale dès la mi-avril"

À la veille de l'annonce de nouvelles restrictions territorialisées, Gabriel Attal évoque "un retour à une vie plus normale (...) peut-être dès la mi-avril", même si d'ici là auront lieu "des semaines de gros temps", souligne le porte-parole du gouvernement. "Le retour à une vie plus normale est en vue, les lieux qui font notre vie sociale rouvriront, c'est un horizon au bout du tunnel que nous devons avoir en vue", ajoute-t-il. "Un horizon de plus en plus proche, peut-être, nous l'espérons, dès la mi-avril, auquel nous nous préparons."

Deux jours plus tard, Gabriel Attal réitère ses déclarations optimistes : "On va beaucoup vacciner en mars et début avril, donc on peut espérer que, peut-être, dès la mi-avril on puisse desserrer un certain nombre de contraintes. Ce n’est pas une date mais un horizon", souligne le porte-parole du gouvernement. "D’ici à cet horizon, il faut une mobilisation absolue."

"On peut espérer que, peut-être, dès la mi-avril on puisse desserrer un certain nombre de contraintes", a estimé le porte-parole du gouvernement.
"On peut espérer que, peut-être, dès la mi-avril on puisse desserrer un certain nombre de contraintes", a estimé le porte-parole du gouvernement.
© Radio France - X. D.

5 mars : des "perspectives" pour les Français

Olivier Véran confirme le délai donné quelques jours plus tôt par le chef de l'État, qui a demandé de tenir encore "quatre à six semaines". Une échéance réaliste ? "Nous avons des raisons de le penser, et nous avons des raisons de l’espérer", assure-t-il, invité de BFMTV

À ce moment-là, explique le ministre de la Santé, "nous aurons vacciné une grande partie des publics les plus fragiles et vulnérables" et ce sera l'arrivée du printemps. "L’année dernière, nous avons vécu le printemps et en France, en Europe et dans tous les pays qui correspondent à notre zone géographique, on a vu qu’il y avait une baisse de la circulation [du virus]. Nous avons des raisons d’espérer, nous ne faisons pas de prédictions, mais nous donnons des perspectives aux Français." 

22 mars : "Refaire la fête" à "l'automne prochain"

Dans une interview au Parisien, le ministre de la Santé assure que l'on "va vaincre cette vague épidémique", notamment grâce à la vaccination, "une arme exceptionnelle". "À l'automne prochain, une fois la population totalement vaccinée, si on ne voit pas revenir de vague épidémique, je pense qu'on pourra confiner le Covid dans les livres d'histoire et refaire la fête", dit Olivier Véran. 

24 mars : rouvrir "un certain nombre de lieux" d'ici mi-juin

Même optimisme devant les députés. Interrogé à l'Assemblée nationale sur l'éventuelle mise en place d'un "pass sanitaire", Olivier Veran avance les prévisions de la campagne de vaccination : 10 millions d'adultes mi-avril, puis 20 millions mi-mai et 30 millions mi-juin. D'ici là "je pense qu'on sera sorti de la vague et donc qu'on sera en capacité de rouvrir déjà un certain nombre de lieux", prédit le ministre de la Santé.

31 mars : "Commencer à rouvrir progressivement" 

Dans la dernière allocution en date, mercredi soir, Emmanuel Macron estime que les nouvelles mesures de freinage ainsi que l'accélération de la vaccination vont permettre de "commencer à rouvrir progressivement le pays" à partir "de mi-mai". Le chef de l'État cite "certains lieux de culture" et "sous conditions l'ouverture des terrasses". Il évoque également l'élaboration "entre la mi-mai et le début de l'été" d'un calendrier "de réouverture progressive" pour la culture, de sport, le loisir, l’événementiel, cafés et restaurants.

1er avril : cet été, une vie "proche de la normale" 

Le lendemain, Olivier Véran l'assure : "Je suis convaincu que les Français auront des vacances cet été et que nous retrouverons une vie proche de la normale", lance le ministre de la Santé sur France Inter, incitant toutefois à la prudence sur le fait de prévoir des vacances à l'étranger, chose sur laquelle il ne s'"engagerait pas à ce stade ni comme citoyen, ni comme ministre".