"On ne peut pas laisser Zelensky perdre, on ne peut pas laisser la liberté perdre", clame le chanteur Bono

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"On ne peut pas laisser Zelensky perdre, on ne peut pas laisser la liberté perdre", clame le chanteur Bono

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Le chanteur Bono, chez France Inter, le 25 novembre 2022.
Le chanteur Bono, chez France Inter, le 25 novembre 2022.
© Radio France

Invité sur France Inter, le leader du groupe U2 est très élogieux envers le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qu'il a rencontré le printemps dernier et pour à qui il consacre quelques lignes dans son autobiographie.

Dans son autobiographie, le chanteur Bono compare le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Winston Churchill, Nelson Mandela et Martin Luther King. Le leader du groupe U2 l’a connu avant qu’il prenne les rênes du pays, quand il était encore comédien et humoriste, avant donc qu’il soit à la tête d’une nation en guerre. "On ne peut pas le laisser perdre, parce qu’on ne peut pas laisser la liberté perdre", affirme Bono, interrogé sur France Inter à l’occasion de la sortie de son autobiographie "Surrender", chez Fayard.

Une critique des populismes

Malgré la guerre entre l’Ukraine et la Russie, Bono s’est rendu au printemps dernier dans la capitale Kiev. Invité par Volodymyr Zelensky, le chanteur et son acolyte de U2, The Edge, ont même donné un concert de le métro ukrainien. Une présence surprise. "Les gens en Ukraine ne se battent pas seulement pour votre propre liberté, vous vous battez pour nous tous qui aimons la liberté", avait déclaré l'artiste irlandais.

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"Les populistes ont des histoires extrêmement simples", estime Bono sur France Inter. "Ils nous racontent des contes de fée à la Grimm. On connaît leurs histoires, mais pour des gens qui croient à la liberté, à la démocratie, on a besoin de meilleurs raconteurs. Et lui Zelensky, c’est un grand raconteur."

L'invité de 8h20 : le grand entretien
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Une ode à la liberté

"Nous sommes dans un monde où il y a le fascisme, et on sait qu’il est à la mode", clame Bono. "On peut appeler cela capitalisme d’État en Chine, on peut l’appeler comme on veut en Russie, mais c’est du fascisme. La liberté, c’est le mot le plus enivrant qu’on a dans notre lexique, c’est un mot énorme. Il ne faut pas le prendre pour acquis. C’est un mot très sexy."

Il prend pour exemple le président Alexandre Loukachenko en Biélorussie qu'il qualifie de "vieux mâle blanc", proche de Vladimir Poutine et dont la dernière élection est très contestée : "Regardez ces vieux hommes blancs… C’est tellement emmerdant, ces vieux mâles blancs… Que Dieu nous préserve d’eux ! C’est le moment de manifester ce que la démocratie peut faire."

Emmanuel Macron, "une énergie inhabituelle"

Dans son autobiographie, Bono revient sur ses rencontres avec les plus grands dirigeants de la planète, Mikhaïl Gorbatchev, Angela Merkel, Barack Obama, Bill Clinton, Joe Biden, Nelson Mandela. Il qualifie par exemple l'ancien président français Nicolas Sarkozy "de vraie toupie". Concernant Emmanuel Macron, Bono reste marqué par "son acuité verbale et intellectuelle". "Tous les gouvernants du monde ne sont pas aussi intelligents", souligne Bono. "Ils savent parler, peuvent être charismatiques, mais on a besoin d’un certain niveau intellectuel. Je vois comment il résout les problèmes. Il faut être témoin de cela. C’est une énergie inhabituelle."