Parrainages : Anne Hidalgo refuse qu'on aide Éric Zemmour à les obtenir "au nom de la démocratie"

Publicité

Parrainages : Anne Hidalgo refuse qu'on aide Éric Zemmour à les obtenir "au nom de la démocratie"

Par
Les candidat.e.s à la présidentielle, dont la socialiste et maire de Parie Anne Hidalgo, ont rendez-vous avec les jeunes, mardi 22 février.
Les candidat.e.s à la présidentielle, dont la socialiste et maire de Parie Anne Hidalgo, ont rendez-vous avec les jeunes, mardi 22 février.
© Radio France - Julien Michel

INFO FRANCE INTER - "Qu’on ne nous prenne pas pour les idiots du village", tonne la candidate socialiste. "Si on n’est pas capable de convaincre 500 maires sur 42.000 élus, il y a un petit problème" estime Anne Hidalgo qui refuse qu'on aide Eric Zemmour à obtenir ses 500 parrainages "au nom de la démocratie".

L'appel de Jean Castex ne plait pas à Anne Hidalgo. Le Premier ministre a lancé mardi un appel aux élus pour qu'ils acceptent de parrainer des candidats à l' élection présidentielle. "Le fait d'accorder son parrainage à un candidat n'est pas automatiquement synonyme de soutien politique, c'est aussi un acte démocratique", a-t-il dit face aux députés. Il va d'ailleurs recevoir jeudi matin l'ensemble des associations d'élus locaux, ainsi que les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat pour évoquer le sujet, "parce qu'il y a un sujet profondément démocratique".  Sur les 42.000 habilités à parrainer un candidat, seulement 10.000 ont donné une signature. 

"Très malsain"

"Je trouve ça très malsain pour le gouvernement d’arriver à une semaine de la clôtures des candidatures, de dire cela", rétorque Anne Hidalgo, en exclusivité au micro de France Inter. "S’il y avait un problème, ils avaient cinq ans pour l’anticiper, pour prendre des mesures qui puisse être discutées, décidées et avancées", réagit la candidate du Parti socialiste Anne Hidalgo, en marge de la journée "Des candidats et des jeunes" organisée par France Inter. 

Publicité

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

"Si on n’est pas capable de convaincre 500 maires sur 42.000 élus qui peuvent parrainer, il y a un petit problème", poursuit Anne Hidalgo. "Qu’on ne nous prenne pas pour les idiots du village. Zemmour qui tient des propos qui sont des propos anti-démocratiques, des propos négationnistes, des propos extrêmement dangereux pour l’équilibre dans notre pays et qui nous renverrait à une forme d’indignité au banc des nations. Que au nom de la démocratie, alors qu’il tient des propos contraires à la démocratie, on vienne chercher des formules pour lui donner des parrainages, mais de qui se moque-t-on, de qui se moque-t-on ?"

Plusieurs candidats situés au-dessus de la barre des 10% d'intentions de vote dans les sondages comme Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Éric Zemmour (Reconquête) et Marine Le Pen (Rassemblement national) n'ont en effet pas encore leurs 500 parrainages d'élus requis par la loi pour valider leur présence au premier tour. Il leur reste dix jours pour les obtenir. Il manque 52 parrainages pour le candidat LFI, 107 pour le RN, et 150 pour l’ancien polémiste de CNews.

Une banque de parrainages lancée par Bayrou

Pour aider certains candidats à obtenir leurs 500 signatures, le président du MoDem François Bayrou a lancé une "banque de parrainages". Le maire de Pau revendique une réserve de 180 élus prêts à donner leur soutien. De son côté, Marine Le Pen a décidé de suspendre sa campagne "jusqu'à l'obtention des parrainages". Actuellement, sept candidats peuvent participer officiellement à la course à l’Élysée : Valérie Pécresse, Emmanuel Macron, Anne Hidalgo, Fabien Roussel, Yannick Jadot, Jean Lassalle et Nathalie Arthaud.