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"Parrainer n'est pas soutenir" : Gérard Larcher appelle les élus LR à parrainer le candidat de leur choix

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Gérard Larcher dans le studio de France Inter le 11 janvier 2022.
Gérard Larcher dans le studio de France Inter le 11 janvier 2022.
© Radio France - France Inter

Invité de la matinale de France Inter, le président du Sénat "souhaite que les élus utilisent pleinement leurs droits de parrainage". Si lui parrainera Valérie Pécresse, il invite les élus LR à choisir leur candidat sans crainte d'un "procès d'intention".

"Je souhaite que les élus utilisent pleinement leurs droits de parrainage, qu'ils le fassent sans crainte", a déclaré mardi matin Gérard Larcher au micro de Léa Salamé et Nicolas Demorand. Questionné sur les problèmes d'obtention de parrainages que rencontrent plusieurs candidats à l'élection présidentielle, il affirme que "Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Éric Zemmour, qui représentent une part significative de l'opinion, doivent pouvoir se présenter à l'élection présidentielle"

"En ces temps de doutes sur la démocratie représentative, ce ne serait pas une bonne manière de conforter la démocratie [qu'ils ne puissent pas le faire]."

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Pas de "procès d'intention" contre ceux qui ne parrainent pas Valérie Pécresse

"Parrainer n'est pas soutenir", a rappelé à deux reprises le président du Sénat. "Moi je parrainerai Valérie Pécresse, comme président de son Comité de soutien. Mais je ne ferai pas de procès d'intention à un élu qui ferait un autre choix."

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Gérard Larcher va recevoir Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à une réforme express du système des 500 parrainages. 

"Un débat qu'on ne peut plus avoir"

Le candidat de la France Insoumise, Marine le Pen et Éric Zemmour ont fait part de leurs difficultés à regrouper les 500 signatures. Certains candidats demandent à ce que les noms des élus qui parrainent les candidats, rendus publics depuis une loi de 2016, soient anonymisés. 

"Nous avons raté le rendez-vous de ce débat en mars de l'année dernière", estime Gérard Larcher, lors de l'examen de la loi organique pour préparer l'élection présidentielle. À l'époque, "la majorité à l'Assemblée nationale n'a pas voulu examiner deux hypothèses : soit les signatures citoyennes, soit l'addition de signatures d'élus et de signatures citoyennes".

C'est un débat que nous aurions dû avoir, mais on ne peut plus l'avoir.

Selon le président du Sénat, il n'est plus possible de modifier la loi aujourd'hui et d'anonymiser les noms des élus accordant leur signature. "C'est une loi organique. Il faut, même en utilisant la procédure d'urgence, deux semaines avant l'examen en première lecture", précise encore Gérard Larcher. 

Débat chez les Républicains

La question des parrainages divise le parti Les Républicains. Dimanche, le directeur de la communication de Valérie Pécresse, Geoffroy Didier, a assuré que "les maires sont libres de leurs choix" et qu'"aucune consigne n'est donnée" par LR. Mais il a estimé qu'"un élu LR a vocation à soutenir la candidate des Républicains" et si certains parrainaient Éric Zemmour, "ils n'appartiendraient plus de fait aux Républicains, ils s'excluraient eux-mêmes" du parti.

Lundi sur France info, Valérie Pécresse s'est dite favorable à ce qu'Éric Zemmour puisse se présenter à l'élection. "Je crois que toute personne qui représente un véritable courant de pensée en France doit pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. C'est évidemment le cas d'Éric Zemmour, qui est aujourd'hui à plus de 10% dans les sondages."