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Plusieurs villes japonaises refusent d'accueillir des athlètes olympiques en camp d'entraînement

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Logo des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, qui doivent avoir lieu à l'été 2021
Logo des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, qui doivent avoir lieu à l'été 2021
© AFP - Charly TRIBALLEAU

Déjà reportés l'année dernière, les Jeux Olympiques de Tokyo continuent à faire polémique. Dernier rebondissement en date : des dizaines de villes renoncent à accueillir des athlètes en juillet prochain. Ces derniers devront parfois rester jusqu'au dernier moment dans leur pays avant les épreuves.

Le maintien des Jeux Olympiques cet été à Tokyo fait toujours débat au Japon. Une majorité d’habitants se dit hostile à la tenue de cet événement, qui doit attirer des milliers de personnes dans l’archipel touché par une quatrième vague de l’épidémie de Covid.

En pleine crise, des places réservées aux athlètes dans les hôpitaux

Dernier exemple de cette défiance : des dizaines de villes ont renoncé à accueillir des athlètes en juillet dans un camp d’entraînement. Elles n’ont pas, disent-elles, assez de garanties en matière de sécurité sanitaire.

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Le gouverneur de la préfecture d’Ibaraki, au nord de Tokyo, ne veut par exemple plus voir d’athlètes sur son territoire. Il explique que face à l’urgence de la situation, il faut donner la priorité à la population locale plutôt qu’aux sportifs venus du monde entier, notamment dans les hôpitaux.

Le comité d’organisation des Jeux exige en effet de réserver des lits aux athlètes avant et pendant la compétition. Comme à Ibaraki, 40 villes renoncent donc à l’accueil de compétiteurs sur les 528 sites enregistrés pour les camps d’entraînement.

Les sportifs étrangers craignent aussi leur visite au Japon

L’inquiétude gagne aussi les délégations étrangères. L’équipe américaine d’athlétisme ne viendra plus au Japon pour se préparer avant les Jeux : elle devait prendre ses quartiers dans trois villes du département de Chiba, à l’Est de Tokyo. Selon la fédération des États-Unis, c’est la sécurité des athlètes qui est en jeu, alors que la situation sanitaire se dégrade dans l’archipel.

Voilà qui ne devrait pas arranger les affaires du comité d’organisation et du CIO, qui martelait mercredi encore que ces JO seraient un événement historique... Mais peut-être pas pour les bonnes raisons.