16/12/1973, des milliers de personnes accompagnent les dépouilles des Algériens victimes de l'attentat à la bombe contre le consulat d'Algérie à Marseille
16/12/1973, des milliers de personnes accompagnent les dépouilles des Algériens victimes de l'attentat à la bombe contre le consulat d'Algérie à Marseille
16/12/1973, des milliers de personnes accompagnent les dépouilles des Algériens victimes de l'attentat à la bombe contre le consulat d'Algérie à Marseille ©AFP - STF
16/12/1973, des milliers de personnes accompagnent les dépouilles des Algériens victimes de l'attentat à la bombe contre le consulat d'Algérie à Marseille ©AFP - STF
16/12/1973, des milliers de personnes accompagnent les dépouilles des Algériens victimes de l'attentat à la bombe contre le consulat d'Algérie à Marseille ©AFP - STF
Publicité
Résumé

1973, à Marseille, une vague de crimes racistes révèle une France divisée sur la place des immigrés en France. Nous sommes 11 ans après la signature des Accords d’Evian, et alors que la crise économique pointe son nez, les travailleurs étrangers ne sont plus les bienvenus.

En savoir plus

Début des années 1970. Depuis une décennie, l**’Algérie** n’est plus française. Mais la guerre couve encore. Dans les Bouches-du-Rhône en particulier. Autour de Marseille se sont installés des travailleurs immigrés algériens et des rapatriés d’Algérie. Une communauté qui n’a pansé ni ses plaies et ni ses rancœurs. Et alors que les travailleurs immigrés revendiquent des conditions de vie dignes, l’extrême-droite française tempête pour que soit stoppée l’immigration, qu’elle qualifie de sauvage. Dans ce contexte, un drame – l’assassinat d’un chauffeur de tram marseillais par un Algérien – met le feu aux poudres. En l’espace de moins d’une semaine, sept ressortissants algériens sont assassinés

Ces meurtres, et les autres agressions racistes subies pendant les mois qui suivent par les immigrés maghrébins en France, vont rester impunis. Témoins de l’immobilisme de la police, du désintérêt de la justice et de l’inaction des responsables politiques. Symboles de ce qu’il faut encore et toujours rappeler : les racistes laissés en roue libre tuent.

Publicité

Un récit documentaire de Sylvie Fagnart

Invitée :

Dominique Manotti, historienne, est aussi autrice de polars. Elle a plongé son héros, le commissaire Daquin, dans cette période trouble, et en a tiré son dernier opus: "Marseille 73" (Les Arènes, juin 2020) très inspiré des faits que nous allons vous raconter

Discographie :

IDIR Arib (l'exil) (1991)

Rachid TAHA Kifache rah (2006)

DONNA BLUE Solitaire (2022)

Références

L'équipe

Fabrice Drouelle
Fabrice Drouelle
Fabrice Drouelle
Production
Christophe Barreyre
Christophe Barreyre
Christophe Barreyre
Coordination
Rebecca Denantes
Collaboration
Marion Le Lay
Réalisation
Valentine Chédebois
Programmation musicale