Mai 1956 Le Pen député aux Invalides lors d'une messe en souvenir des morts de la guerre d'Indochine
Mai 1956 Le Pen député aux Invalides lors d'une messe en souvenir des morts de la guerre d'Indochine
Mai 1956 Le Pen député aux Invalides lors d'une messe en souvenir des morts de la guerre d'Indochine ©Getty - BETTMANN
Mai 1956 Le Pen député aux Invalides lors d'une messe en souvenir des morts de la guerre d'Indochine ©Getty - BETTMANN
Mai 1956 Le Pen député aux Invalides lors d'une messe en souvenir des morts de la guerre d'Indochine ©Getty - BETTMANN
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Résumé

Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, la première victoire électorale de Jean-Marie Le Pen en 1956.

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A la fin des années 40, l’extrême droite française est en lambeau, complètement laminée par le déshonneur de la Collaboration. La plupart des Français considère qu’elle a trahi la patrie. Pourtant, elle va réussir à relever la tête et sortir de la clandestinité.

Dans le contexte de la guerre froide, elle se pose en rempart contre la « subversion » communiste**. La décolonisation** est le deuxième puissant moteur de cette ultradroite. Alors que la guerre d’Indochine d’abord, puis la guerre d’Algérie, font rage, elle se revendique défenseuse de l’ « Empire » national, qu’elle estime « liquidé » par les responsables politiques de la IVe République.

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Lors des élection législatives anticipées de 1956, le succès inattendu du mouvement Poujade fait entrer l’extrême droite à l’Assemblée nationale. Le mouvement, complexe, mouvant et protéiforme, oscille entre populisme et fascisme, porte haut la voix de l’antiparlementarisme et flirte avec le racisme et l’antisémitisme. Parmi les députés élus sur les listes de Pierre Poujade, un jeune ambitieux du nom de Jean-Marie Le Pen. Pas du tout un poujadiste de la première heure, plutôt un opportuniste doué. Alors que le mouvement Poujade est un feu de paille électoral, Jean-Marie Le Pen, lui, brille sous les dorures du Palais Bourbon, où il brasse déjà les thèmes qui lui resteront chers durant toute sa vie politique : passion de l’ordre et de l’autorité, dénonciation de l’insécurité, obsession du péril communiste. De ses talents d’orateur et de tacticien politique, Ordre Nouveau saura se souvenir, au moment de confier les rênes du Front National, à sa création en 1972.

Un récit documentaire d'Héloïse Rambert

Invitée :

Jenny Raflik, Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Nantes, autrice de La République Moderne. La IVe République (1946-1958) paru en 2018 chez Points Seuil

Discographie :

EDITH PIAF Les amants d'un jour (1956)

RADIOHEAD Electioneering (2017)

THE BLACK KEYS Wild child (2022)

Références

Programmation musicale

L'équipe

Fabrice Drouelle
Fabrice Drouelle
Fabrice Drouelle
Production
Christophe Barreyre
Christophe Barreyre
Christophe Barreyre
Coordination
Héloïse Rambert
Collaboration
Rebecca Denantes
Collaboration
Valentine Chédebois
Programmation musicale
Stéphane Cosme
Réalisation