Le cimetière commémoratif de Potocari, près de Srebrenica, le 11 juillet 2010.
Le cimetière commémoratif de Potocari, près de Srebrenica, le 11 juillet 2010.
Le cimetière commémoratif de Potocari, près de Srebrenica, le 11 juillet 2010. ©AFP - DIMITAR DILKOFF
Le cimetière commémoratif de Potocari, près de Srebrenica, le 11 juillet 2010. ©AFP - DIMITAR DILKOFF
Le cimetière commémoratif de Potocari, près de Srebrenica, le 11 juillet 2010. ©AFP - DIMITAR DILKOFF
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Résumé

Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, le massacre de Srebrenica, l’un des épisodes les plus terribles de la guerre de Bosnie. Souvenez-vous de cette décennie 1990 quand, en plein cœur de l’Europe, à quelques heures de Paris, les Balkans s’embrassaient.

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La guerre était de retour en Europe, là à Sarajevo, où au début du siècle débutait la Première Guerre Mondiale. Une guerre terrible, faite de siège, de terreur, de viol et d’exécutions sommaires contre ceux qui étaient hier leurs frères de Yougoslavie. Srebrenica, c’est l’histoire des années "Casques Bleus", ces soldats de la paix qu’on envoie aux quatre coinx du monde, stopper une guerre, une famine, un drame en cours. L’histoire de l’humanitaire, des ONG puissantes, efficaces et indépendantes qui alertent le monde à chaque catastrophe. Le temps du droit d’ingérence à la française, cher à Bernard Kouchner … et des échecs de cette nouvelle diplomatie, des balbutiements de l’Europe et de l’ONU aux lendemains de la fin de la Guerre Froide. Enfin, Srebrenica, c’est aussi notre histoire, une histoire commune à l’Europe, dont nous avons été pendant près de quatre ans les spectateurs malgré nous. Une histoire de nos médias, qui chaque semaine nous permettait de suivre en direct l’avancée de chaque camp. Des images abondantes de libération, de victoires, de ville assiégée. En hors champ, des massacres se déroulaient à l’abri du regard des journalistes et des caméras. Des images manquantes de nos guerres en direct qui surgissent à chaque fois plus tard dans la voix des survivants. Il y a vingt ans, en Europe, le nationalisme tuait encore.

Et aujourd’hui ce récit prend une autre connotation car le nationalisme tue toujours en Ukraine que la Russie a envahie le 24 février 2022.

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Un récit documentaire de Jean Bulot

Première diffusion : le 28 octobre 2014

Nouvelle invitée :

Florence Hartmann, journaliste et écrivaine, spécialiste de la justice internationale, et ancienne porte-parole de la procureure du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie. Elle a publié en 2007 :  Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politique et de la justice internationales (Flammarion); et en 2014 : Lanceurs d’alerte, Les mauvaises consciences de nos démocraties, aux éditions Don Quichotte

Pour aller + loin :

Le Joker des puissants. Le grand roman de la Cour pénale internationale, de Stéphanie Maupas, paru en 2016 aux éditions Don Quichotte

Discographie :

MOSTAR SEVDAH REUNION Mujo djogu po mejdanu voda (2003)

Ljiljana BUTTLER Ja k'o ostala deca (2005)

STROMAE L'enfer (2022)

Références

L'équipe

Fabrice Drouelle
Fabrice Drouelle
Fabrice Drouelle
Production
Jérôme Chelius
Réalisation
Christophe Barreyre
Christophe Barreyre
Christophe Barreyre
Coordination
Rebecca Denantes
Collaboration
Valentine Chédebois
Programmation musicale
Camille Mati
Réalisation
Jean Bulot
Collaboration
Khoi Nguyen
Réalisation