L'astronaute Akihiko Hoshide prépare sa sortie extravéhiculaire de l'ISS avec un casque de réalité virtuelle  - Flick'r de Thomas Pesquet
L'astronaute Akihiko Hoshide prépare sa sortie extravéhiculaire de l'ISS avec un casque de réalité virtuelle - Flick'r de Thomas Pesquet
L'astronaute Akihiko Hoshide prépare sa sortie extravéhiculaire de l'ISS avec un casque de réalité virtuelle - Flick'r de Thomas Pesquet
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Résumé

Chaque semaine, OLMA se connecte à la Station spatiale internationale pour prendre des nouvelles de Thomas Pesquet. Cette semaine l'astronaute évoque le déménagement au sein de l'ISS, le manque de marche et de nature, la lecture de la dictée géante à venir, l'orthographe à simplifier, et le casque de réalité virtuelle pour se préparer pour les sorties extravéhiculaires et se divertir pendant les deux heures et demi de sport par jour...

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Ce qui lui manque : la marche

Thomas Pesquet : "Je me suis imaginé récemment le moment du retour sur Terre. Et je me suis vu marcher près du Centre des astronautes, entre le parking et mon bureau au mois de novembre. Comme c'est en Allemagne, il pleuvra sûrement ... Il me semble avoir connu cette sensation de la pluie, du vent, de l'odeur d'humidité il y a longtemps. J'ai l'impression que j'avais complètement oublié. Et tout m'est revenu façon Madeleine de Proust. Pour résumer, ce qu'il me manque ce sont les sensations de la nature et la liberté qui va avec."

Lecture de la dictée géante, et souvenir d'orthographe

"Je vais lire la dictée géante. J'ai des parents profs, donc chez nous, l'orthographe et la dictée étaient un peu des passages obligés. Mon frère et moi étions les premiers de la classe, nous ne pouvions pas nous permettre de faire trop de fautes à la dictée sous peine de remontrances à la maison. Mais j'ai plutôt de bons souvenirs de ça, même si je me rappelle que les doubles consonnes me posaient un peu de problème. Je trouvais illogique le fait d'avoir deux "p", ou deux "t" ou deux "n" avec le son qui ne change pas. 

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Je pensais que c'était une coquetterie de la langue.

Maintenant que j'ai beaucoup vécu à l'étranger, que j'ai appris et parlé plusieurs langues étrangères, j'ai été conforté dans l'impression que la dictée était un exercice très français. Dans beaucoup de langues, elle n'a pas de sens : les mots s'écrivent exactement de la manière dont ils se prononcent.

On se alors rend compte que la langue française est compliquée.

Qu'au moment du passage de l'oral à l'écrit, on l'a rendue difficile. L'orthographe est un signe d'éducation, un marqueur social. Peut-être faudrait-il un jour la réformer pour la simplifier."

La suite sur la réalité virtuelle est à écouter...

L'équipe

  • Ecriture, préparation : Sophie Bécherel 
  • Réalisation : Alexandre Fougeron
  • Musique : Arno Alyvan 
  • Sound-design : Hervé Bouley 
  • Voix Olma : Emilie Blon Metzinger
  • Graphisme : Julien Mougnon

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