Selon Thomas Pesquet, la pollution atmosphérique se constate depuis l'espace - Flickr de Thom_astro
Selon Thomas Pesquet, la pollution atmosphérique se constate depuis l'espace - Flickr de Thom_astro
Selon Thomas Pesquet, la pollution atmosphérique se constate depuis l'espace - Flickr de Thom_astro
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Résumé

Chaque semaine, OLMA se connecte à la Station spatiale internationale pour prendre des nouvelles de Thomas Pesquet. Aujourd'hui, on lui a demandé quel rôle un astronaute peut-il jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique ? Et si la pollution atmosphérique, la surpopulation, la fonte des glaciers se voient depuis la Station spatiale internationale (ISS) ?

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Thomas Pesquet : "On n'en est plus au stade où il faut convaincre les gens de la dégradation du climat. Ils savent. J'essaye seulement de personnifier un peu tout ça. 

Les problèmes d'environnement sont des problèmes globaux qui se situent à des échelles qui dépassent un peu tout le monde. C'est normal : nous ne sommes pas faits pour raisonner comme ça. On est programmé pour nous intéresser à ce qui nous touche proche de nous. 

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Aller dans l'espace donne le recul pour mettre ces phénomènes globaux à l'échelle de ce que peuvent ressentir, ou percevoir les sens d'un humain. 

En prenant des photos d'un ouragan et en précisant qu'on en voit toutes les semaines en ce moment, et qu'auparavant, ce n'était pas le cas, je donne à voir. Ce n'est pas recevable scientifiquement. On a les données ailleurs. 

Mais cela rend les phénomènes plus réels pour les habitants de la Terre.

Ils adhèrent à ces images. Cela peut inciter à des comportements plus vertueux. Mais j'espère aussi que cela peut pousser les décideurs à réagir. 

Il faut des décisions fortes à tous les niveaux. Plus on a de pouvoir de décision, plus il faut l'orienter vers la protection de la planète.

La pollution de l'air visible depuis l'espace 

La pollution atmosphérique est visible : c'est un peu jaune. Je ne sais pas s'il y a du soufre dedans ou d'autres choses pas très sympathiques pour la santé autour de la Terre. Un nuage, c'est plutôt blanc. S'il y a du brouillard, cela tire vers le gris, mais jamais vers le jaune. 

Au-dessus de grandes villes comme Mexico, Pékin, ou plus proches de nous, la plaine du Pô en Italie au Nord de l'Italie, Milan, Turin... Ce n'est pas joli, joli. C'est difficile à photographier parce qu'il y a toujours une couche de "nuages" qui rend les photos pas très nettes. Parfois, c'est carrément couvert. 

Nous on constate le phénomène avec un œil humain. C'est un témoignage. 

Mais aujourd'hui les humains disposent d'une flotte de satellites qui mesurent toutes les concentrations de gaz dans l'atmosphère. 

Les scientifiques en tirent des cartes en couleur. Et il ne fait pas bon habiter dans les zones rouges. 

On espère que les politiques tiendront leurs engagements de la COP 21, notamment sur la pollution de l'air. On verra sur la durée comment ça va se passer."

La suite est à écouter...

L'équipe

  • Ecriture, préparation : Sophie Bécherel 
  • Réalisation : Alexandre Fougeron
  • Musique : Arno Alyvan 
  • Sound-design : Hervé Bouley 
  • Voix Olma : Emilie Blon Metzinger
  • Graphisme : Julien Mougnon

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