Photo publiée par le Musée de l'Ordre de la Libération et prise en juin 1943 à Tunis montre le lieutenant français, résistant Hubert Germain
Photo publiée par le Musée de l'Ordre de la Libération et prise en juin 1943 à Tunis montre le lieutenant français, résistant Hubert Germain ©AFP - Handout / Musée de l’Ordre de la Libération
Photo publiée par le Musée de l'Ordre de la Libération et prise en juin 1943 à Tunis montre le lieutenant français, résistant Hubert Germain ©AFP - Handout / Musée de l’Ordre de la Libération
Photo publiée par le Musée de l'Ordre de la Libération et prise en juin 1943 à Tunis montre le lieutenant français, résistant Hubert Germain ©AFP - Handout / Musée de l’Ordre de la Libération
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Après la défaite de 1940, Hubert Germain, jeune étudiant, avait rendu une copie blanche à son examen et claqué la porte en disant « je pars faire la guerre ». Après avoir rejoint de Gaulle à Londres, il participa en 1942 à l’héroïque bataille de Bir-Hakeim, grande fierté de la France Libre.

Avec
  • Guillaume Piketty professeur d'histoire à Sciences Po, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance

Homme modeste et discret, Hubert Germain ne comprenait pas qu’on parle de lui. « Pourquoi tant d’intérêt pour moi qui appartient au passé ? » demandait-il. « Qu’ai-je à dire qui puisse intéresser quiconque ? ». C’est donc bien malgré lui qu’en 2020, le vieux monsieur âgé alors de cent ans s’était retrouvé soudain en pleine lumière. Car après la mort de Daniel Cordier, l’ancien secrétaire de Jean Moulin, Hubert Germain était désormais le seul survivant de l’incroyable épopée des Compagnons de la Libération. Cet ordre chevaleresque un peu fou créé en 1940 par de Gaulle.

Eh oui, en 2021, lors de la commémoration de l’appel du 18 juin, le vieux monsieur qu’on a vu, en chaise roulante, le regard vif et ému sous son béret vert de légionnaire, c’est le même qui, après la défaite de 1940, jeune étudiant, avait rendu une copie blanche à son examen et claqué la porte en disant « je pars faire la guerre ». Après avoir rejoint de Gaulle à Londres, c’est le même aussi qui, dans le désert libyen, participa à l’héroïque bataille de Bir-Hakeim, grande fierté de la France Libre. A sa mort en octobre 2021, Hubert Germain qui avait été un des premiers à dire non, fut le dernier à tirer sa révérence.

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L'invité : Guillaume Piketty, historien, professeur à Sciences Po et spécialiste de la résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il a publié en 2014 avec Vladimir Trouplin un très beau livre « Les compagnons de l’aube : archives inédites des compagnons de la Libération » édité par Textuel / Ministères des Armées et plus récemment « Français, libre. Pierre de Chevigné » chez Tallandier.

A lire également les mémoires d’Hubert Germain « Espérer pour la France : entretiens avec Marc Leroy » aux éditions des Belles Lettres - collection « Mémoires de guerre » et la BD de Jean-Yves Le Naour, Mounier et Franchet : « Les Compagnons de la Libération : Hubert Germain » chez Bamboo – collection Grand Angle.

La fiction :

« Hubert Germain, le dernier compagnon de la Libération » de Jean-Yves Le Naour

Avec :

Hubert Germain (âgé) : Marc Barbé

Hubert Germain (jeune) : Léo Grange

Hubert Germain (enfant) : Clara Noël

Le jeune homme : François Durand

Le général de Gaulle : Gabriel Dufay

Le général Buhrer : Bruno Amiet

Le général Koenig : Lionel Becimol

L'infirmière : Brigitte Lo Cicero

Bruitage : Bertrand Amiel

Prise de son, montage et mixage : Pierre Henry et Antoine Viossat

Assistante à la réalisation : Emily Jokiel

Réalisation : Baptiste Guiton

Musique : Jack White "If I die tomorrow"

L'équipe