Il y a 43 ans, Goldorak et Actarus débarquaient en France pour la première fois.
Il y a 43 ans, Goldorak et Actarus débarquaient en France pour la première fois. ©AFP - Dynamic Planning / Toei Animatio / Collection ChristopheL via AFP
Il y a 43 ans, Goldorak et Actarus débarquaient en France pour la première fois. ©AFP - Dynamic Planning / Toei Animatio / Collection ChristopheL via AFP
Il y a 43 ans, Goldorak et Actarus débarquaient en France pour la première fois. ©AFP - Dynamic Planning / Toei Animatio / Collection ChristopheL via AFP
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Il y a 43 ans, le dessin animé "Goldorak" était diffusé pour la première fois en France, Frederick Sigrist revient sur ce dessin animé culte.

Cette semaine, je faisais le bilan de ma saison avec Laurence Bloch, la directrice de la station. Elle me disait :

"- Moi, Fredo (oui elle m'appelle Fredo... Je déteste ça mais c’est elle qui m’embauche), la chronique que j'ai le plus kiffée cette saison, c'est celle sur 'Point Break'. Moi, Bodhi,c'est mon maître à penser. Tu vois ces cheveux ? C’est un hommage à la vague qui emporte Patrick Swayze à la fin du film ! Le seul regret que j'ai sur tes chroniques Fredo, c'est que t'as pas parlé d'un truc...

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- Quoi Laurence, je vois pas ?

- L'anniversaire de Goldorak, Fredo ! Ça fait 43 ans que Goldorak est arrivé en France et personne en a parlé ! Laurent Delmas, Christine Masson, le Masque et la Plume, personne n'a parlé d'Actarus ! Pour se tirer sur la nouille sur Leos Carrax , y a du monde mais pour parler de Goldorak y a plus personne ! Donc t'es gentil Fredo, tu me fais une chronique de plus sur les golgots, tu veux bien mon poulet ?!

Donc voilà, ce matin je vais vous parler de Goldorak !

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Ah le fameux générique de Goldorak chanté par Enriqué ! On a ensuite eu droit à la version de Noam… 

Des génériques qui n’ont strictement rien à voir avec l’histoire de "Goldorak" 

Là on est sur un oral de bac français : "Parlez-moi de Corneille" et l’élève te répond "C’est un chanteur canadien des années 2000"… On est à ce niveau de hors sujet ! 

Noam et Enrique disent n’importe quoi dans ces chansons, mais ça s’est tout de même vendu à 4 millions d’exemplaires, ils ont obtenu plusieurs disques d’or, et ont été le point de départ de la fortune du producteur Haim Saban que l’on a retrouvé ensuite derrière le succès de plein de génériques de dessins animés.

Goldorak a eu droit à d’autres génériques, notamment celui de Bernard Minet qui à une époque avait tout simplement décidé de tout chanter : dessin animés, films, sonneries de téléphone, réveil matin… Bernard Minet, il chante tout ! C’est le "Bernard Minet Music Universe" ! 

Goldorak arrive en France le 3 juillet 1978

Lorsque Goldorak arrive en France en juillet 1978, pour les parents, c’est l’incompréhension. Le style de dessin, les thèmes abordés, la violence : Goldorak c’est le grand remplacement de la fin des années 1970 !

Dans ces années-là, ton gosse peut se griller une clope sur le siège passager sans ceinture de sécurité, ça passe - mais Goldorak venu du Japon, il n’y a pas moyen !   

Mais qu’importe les critiques, le dessin animé va cartonner et ouvrira la voie à toute l’animation japonaise, à un tel point qu’on parlera même de "génération Goldorak". 

Goldorak ("Grendizer" en japonais… ça fait nom de désherbant…) c’est l’histoire d’Actarus, le prince de la planète Euphor (comme Monaco, sauf qu’ils paient des impôts) qui s’est réfugié sur Terre après que sa planète a été envahi par l’empire Véga. Oui, Actarus est un réfugié politique !

Profondément pacifique et nostalgique de sa planète, on a tous en tête les images d’Actarus mélancolique en train de jouer de la guitare dans un champ, avec sa tenue de cow-boy. Actarus c’est le Julien Doré de l’espace ! 

Actarus a beau avoir été adopté par le professeur Procyon, travailler dans le ranch de Rigel, être ami avec Alcor et être aimé de Vénusia, il n’oublie jamais sa planète natale. Actarus a échappé au massacre en s’enfuyant à bord d’une machine de guerre qu’il vole à l’ennemi : le robot géant Goldorak - car Goldorak a été conçu pour être une arme au service des méchants. C’est ce qui explique son design particulier avec ses cornes - celles-ci étant une des caractéristiques des Onis, ces démons japonais, comme l’expliquait le créateur de Goldorak, le cultissime Go Nagaï.

Et c’est ça qui rend le personnage d’Actarus si charismatique dans l’histoire des héros de série. Le longiligne Actarus, aux antipodes des canons de la masculinité occidentale des années 1980, est un pacifiste contraint d’utiliser une arme de guerre sur une planète qu’il choisit de défendre alors qu’il ne désire pas y vivre !

Contrairement à ce que l’on a pu dire, Goldorak n’a pas fait qu’enseigner la violence aux petits Français, il leur a aussi appris qu’un migrant ne quitte pas forcément sa terre par gaité de cœur, et que quel que soit l’accueil qu’on lui réserve, il peut aussi garder au fond de lui l’envie d’y retourner.

Et c’est d’ailleurs ce qu’il fera à la fin de la série : aux commandes de Goldorak, il retournera sur Euphor pour tout reconstruire.

Joyeux anniversaire Goldorak !

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