On fête les 100 ans de la radio. Connaissez-vous le film "Piège de cristal" (1988) avec Bruce Willis ? La radio y est à l'honneur ! ©AFP - 20TH CENTURY FOX - GORDON COMPAN / COLLECTION CHRISTOPHEL
On fête les 100 ans de la radio. Connaissez-vous le film "Piège de cristal" (1988) avec Bruce Willis ? La radio y est à l'honneur ! ©AFP - 20TH CENTURY FOX - GORDON COMPAN / COLLECTION CHRISTOPHEL
On fête les 100 ans de la radio. Connaissez-vous le film "Piège de cristal" (1988) avec Bruce Willis ? La radio y est à l'honneur ! ©AFP - 20TH CENTURY FOX - GORDON COMPAN / COLLECTION CHRISTOPHEL
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Résumé

On fête les 100 ans de la radio. Connaissez-vous le film "Piège de cristal" avec Bruce Willis ? Il a lui aussi mis ce média à l’honneur !

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Les 100 ans de la radio !

Oui parce que je suis quelqu’un de totalement corporate ! À Rome fait comme les romains dit-on, ou à Barcelone, fait comme Manuel Valls, je me rappelle plus le proverbe…

Aujourd’hui, je bosse à France Inter donc je suis hyper inclusif, j’écoute Pomme, Clou, Petit Biscuit, Cruciforme et Curcumin… Je me délecte des podcasts de Christophe André en me décontractant le périnée en forêt, mais demain si je suis embauché par Bolloré sur Cnews, j’emmerde la planète, je roule en SUV et en tant que métis, je m’auto-accuse en hurlant d’être dans une position à moitié victimaire qui ruine à moitié la France !

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Mais aujourd’hui j’officie à Inter donc je me joins avec gaité et professionnalisme à cet anniversaire qui n’intéresse que nous… Comme tous les anniversaires !

Donc oui la radio a 100 ans ! Pas ceux qui la font… Même si depuis que vous faites la matinale du 5/7 Mathilde, vous avez 120 ans en âge ressenti ! Trois années à se lever à minuit 5 fois par semaines… Intérieurement Mathilde, on peut le dire, votre âme désormais, c’est un peu la Jeanne Calment du paysage radiophonique français.

La radio qui est un média qui a tout de même beaucoup changé en un siècle ! Désormais, la radio est filmée ! Mal filmée, mais filmée ! Être filmé, pas maquillé, à une heure où les gens sont encore en train de baver sur leur oreiller, c’est considéré comme un progrès !

Désormais, tout le monde peut vraiment comprendre sur son écran pourquoi on ne fait pas de télé. En plus, filmer des gens masqués… en train de faire de la radio… pour pouvoir mettre ça sur Internet ! On est d’accord que ça n’a aucun sens !

Tu remontes dans le temps pour expliquer ça un humain du début du XXe siècle, il va vous prendre pour un fou ! "Attendez ! Vous êtes en train de me dire qu’en 2021, vous regardez des films de cinéma sur votre téléphone , dans le métro, parce que les cinémas sont fermés pour éviter les rassemblements ? Et vos candidats à la présidentielle sont Cyril Hanouna, Francis Lalanne, Jean Marie Bigard et peut être Eric Zemmour ? Excusez-moi, je vais dire aux gens de mon époque que ce n’est peut être pas si mal de devenir allemand !"

Mais ce qui n’a pas changé en un siècle, c’est que la radio, c’est avant tout des voix ! Une manière de rencontrer l’autre par évocation, sans être parasité par la physionomie de ses interlocuteurs.

"Piège de cristal" 

Et il y a un film qui parle de ça, écoutez vous allez sûrement le reconnaitre !

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Vous avez reconnu la voix du regretté Patrick Poivey, la voix française de Bruce Willis dans le film culte "Piège de Cristal" de John Mac Tiernan !

"Piège de Cristal" a tout avoir avec la radio ! Ce n’est pas seulement un film d’action parfait ! 

C’est une déclaration d’amour aux relations radiophoniques ! Une oeuvre d’art de la mise en scène ! 

J’ose le dire : John Mac Tiernan a fait pour le cinéma d’action ce que Céline Sciamma est en train de faire pour le regard féminin : "Le portrait de la jeune fille en feu"/"Piège de cristal" ! Même combat !

Dans "Piège de Cristal", John Mac Lane, interprété par Bruce Willis, est coincé dans une tour remplie de terroristes allemands à la solde de Hans Gruber, joué par Alan "on n’a jamais fait mieux" Rickman.

Il est seul, blessé, dans un environnement qu’il ne connait pas… 

Son épouse fait partie des otages et son seul moyen de communiquer avec l’extérieur, c’est une radio talkie-walkie avec laquelle il parle à un policier qu’il n’a jamais vu : Al Powell, joué par Reginald VelJohnson que vous connaissez peut être aussi pour la série "La vie de famille" où il incarnait monsieur Winslow avec l’insupportable Steve Urkel !

C’est cette conversation radio avec un inconnu qui, non seulement, va faire tenir John Mac Lane, mais aussi lui permettre de comprendre les véritables intentions de ces prétendus terroristes. C’est cette même radio qui va permettre au spectateur de comprendre qui est John Mac Lane, mais aussi à John Mac Lane de se comprendre tout seul !

On comprend, dès le début du film, que le couple de John Mac Lane bat de l’aile parce qu’il ne communique pas assez avec son épouse, n’avoir accès qu’à la radio l’oblige à prendre la parole sous peine de ne pas exister.

Et c’est finalement, avec Al, un inconnu, une voix sans corps qu’il finira par libérer sa parole… dans un cabinet de psy rempli de terroristes armé de mitraillettes !

Le média radio dans ce film a valeur de thérapie ! 

Pour John comme pour Al, ce policier qui incarne apparemment le cliché du flic mangeur de donuts, mais qui souffre d’un syndrome post-traumatique suite à l’usage de son arme sur un trop jeune délinquant.  

C’est par la radio que l’on appelle à l’aide, c’est par la radio que l’on se confie, et c’est même par la radio que l’on donne une voix à son ennemi Hans Gruber.

D’ailleurs quand Mac Lane sera face à face avec ce dernier, il ne le reconnaitra pas car Hans Gruber se fait alors passer pour un otage en changeant son accent. 

Ce que Mac Tiernan nous dit, c’est qu’on peut mentir les yeux dans les yeux ! Mais à la radio, on est finalement beaucoup plus honnête quand on n’a que sa voix.

On dit souvent "il ne lui manque que la parole", j’ajouterais "Mais s’il n’avait que la parole, il n’aurait besoin de rien d’autre !"

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