Aure Atika en octobre 2021 à l'UGC Normandie ©Getty - Bertrand Rindoff Petroff/
Aure Atika en octobre 2021 à l'UGC Normandie ©Getty - Bertrand Rindoff Petroff/
Aure Atika en octobre 2021 à l'UGC Normandie ©Getty - Bertrand Rindoff Petroff/
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Résumé

Elle comédienne et depuis ses débuts, elle navigue entre cinéma grand public et cinéma d’auteur. Mercredi elle sera à l’affiche de "Rose", premier long-métrage d’Aurélie Saada. Aure Atika est l'invitée d'Augustin Trapenard.

avec :

Aure Atika (Actrice et réalisatrice).

En savoir plus

Vous l'avez vue dans "La vérité si je mens", "Bimboland", "OSS117", mais aussi chez Abdellatif Kechiche, Jacques Audiard ou encore Stéphane Brizé. Mercredi elle sera à l’affiche de "Rose", premier long-métrage d’Aurélie Saada. Elle y joue la fille de Françoise Fabian, veuve approchant les 80 ans, et qui compte bien profiter de la vie et du temps qui lui reste. Aure Atika est dans Boomerang

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Extraits de l'entretien

"On se construit soit dans la lignée de ses parents, soit contre eux. Moi, j'avais besoin de quelque chose de plus cadré parce que c’était trop fantasque à la maison. Je rêvais d’aller au club med et de manger des frites le dimanche !"

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"Rose décide de vivre comme elle l’entend et pas selon son âge. Ce film arrive au bon moment. Après #meetoo, on peut enfin parler de l’âge."

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Aure Atika a choisi de lire un poème de Paul Éluard : L'Amour, la mort, la vie

"J'ai cru pouvoir briser la profondeur l'immensité
Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges
Comme un mort raisonnable qui a su mourir
Un mort non couronné sinon de son néant
Je me suis étendu sur les vagues absurdes
Du poison absorbé par amour de la cendre
La solitude m'a semblé plus vive que le sang
Je voulais désunir la vie
Je voulais partager la mort avec la mort
Rendre mon cœur au vide et le vide à la vie
Tout effacer qu'il n'y ait rien ni vitre ni buée
Ni rien devant ni rien derrière rien entier
J'avais éliminé le glaçon des mains jointes
J'avais éliminé l'hivernale ossature
Du vœu de vivre qui s'annule.

Tu es venue le feu s'est alors ranimé
L'ombre a cédé le froid d'en bas s'est étoile
Et la terre s'est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J'avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J'avançais je gagnais de l'espace et du temps
J'allais vers toi j'allais sans fin vers la lumière
Là vie avait un corps l'espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l'aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j'adorais l'amour comme à mes premiers jours."   

La suite du texte de Paul Eluard : 

"Les champs sont labourés les usines rayonnent
Et le blé fait son nid dans une boule énorme
La moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien n'est simple ni singulier
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La forêt donne aux arbres la sécurité
Et les murs des maisons ont une peau commune
Et les routes toujours se croisent.
Les hommes sont faits pour s'entendre
Pour se comprendre pour s'aimer
Ont des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont des enfants sans feu ni lieu
Qui réinventeront les hommes
Et la nature et leur patrie
Celle de tous les hommes
Celle de tous les temps."

Programmation musicale

  • BOYS TOWN GANG – CAN’T TAKE MY EYES OFF YOU
  • YELLI YELLI - LIBERTÉ
Références

L'équipe

Augustin Trapenard
Augustin Trapenard
Lola Costantini
Réalisation
Géro Imbert
Stagiaire
Pierre Martinerie
Coordination