Le 7ème art de Jacques Audiard

Jacques Audiard
Jacques Audiard ©AFP - Christophe Simon
Jacques Audiard ©AFP - Christophe Simon
Jacques Audiard ©AFP - Christophe Simon
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Palme d’Or pour "Dheepan", César du meilleur réalisateur pour "De battre mon cœur s’est arrêté", "Un prophète" ou encore "Les frères Sisters", il est sans doute l’un de nos cinéastes les plus passionnants et récompensés. Jacques Audiard est l'invité d'Augustin Trapenard.

Avec

Les Olympiades son nouveau film, plongée dans les amours urbaines et contemporaines de trentenaires qui se cherchent sort la semaine prochaine. C’est une œuvre en noir et blanc d’une vitalité absolue. Jacques Audiard est dans Boomerang

Jacques, Michel et le cinéma

Scénariste vs dialoguiste

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"Un bon dialoguiste, c'est quelqu'un qui va faire du dialogue quelque chose de vraiment performatif, qui fait avancer l'histoire. Le cinéma français a été très longtemps écrit par des scénaristes qui étaient d'obédience littéraire. Il y a peut être qu'en France que ça existe ou il y a la mention dialoguiste et mon père, bien sûr, faisait partie de ces gens là. Il y avait Janson, Prévert.

Ce n'était pas de bons scénaristes forcément. Ce n'était pas leur fonction. Leur fonction, c'était de faire briller une trame scénaristique qui existait déjà. Mais ils avaient parfois un rapport assez lointain avec la fabrication du scénario. 

Pour écrire les dialogues il faut, je pense, être à l'aise avec les mots." 

Par exemple mon père. avait une musique interne. Comme on a une oreille interne, il devait avoir une musique. 

L'ascendance du père

Après avoir été monteur, puis scénariste et assistant réalisateur, Il a fallu attendre près de vingt ans avant que Jacques Audiard ne réalise son premier film, à 40 ans passés.

"La première réponse un peu facile serait peut être que je suis un lent. Il y aurait peut être une pensée trop simple, je crois. du fait de l'ascendance familiale de mon père. 

Le cinéma, entre nous deux, c'était beaucoup la conversation, bien sur des échanges, des recommandations. Mais l'échange entre mon père et moi, c'était de la littérature. 

En même temps, les conversations que j'avais avec mon père sur le cinéma à partir d'un moment ne m'ont plus du tout plu. On n'était pas d'accord. J'avais une autre idée du cinéma." 

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Jacques Audiard a choisi de lire un texte de Frédéric Dard sur son père Michel Audiard. 

Programmation musicale

ETIENNE DAHO – MON MANEGE À MOI

WET LEG – WET DREAM

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