La chanteuse Malienne Oumou Sangaré lors de son concert au festival Rio Loco en 2018
La chanteuse Malienne Oumou Sangaré lors de son concert au festival Rio Loco en 2018 ©AFP - Frédéric Scheiber / Hans Lucas
La chanteuse Malienne Oumou Sangaré lors de son concert au festival Rio Loco en 2018 ©AFP - Frédéric Scheiber / Hans Lucas
La chanteuse Malienne Oumou Sangaré lors de son concert au festival Rio Loco en 2018 ©AFP - Frédéric Scheiber / Hans Lucas
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De sa voix d’or, elle fait rayonner le continent Africain dans le monde entier et lutte sans relâche contre les injustices. Son nouvel album, "Timbuktu", sort à la fin du mois. Oumou Sangaré est l'invitée d'Augustin Trapenard.

Avec

Son nouvel album, Timbuktu , sort le 29 avril. C’est un hymne à son pays, le Mali, où fusionnent les énergies de la musique traditionnelle et du blues. Puissant. Lumineux. Vivant. Oumou Sangaré est dans Boomerang.

Extraits de l'entretien

Oumou Sangaré : "Je chante pour les femmes, pour leur épanouissement et pour le peuple. Très tôt je me suis donnée ce devoir de parler pour les sans-voix, les femmes qui n’ont pas le moyen de s’exprimer et qui souffrent au quotidien."

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"Au Mali, les gens en ont assez de la politique. Ils sont fatigués d’entendre toujours les mêmes promesses non-tenues. La musique est différente et même plus importante, car elle dit la réalité de la vie et pointe du doigt les injustices."

"La musique peut changer les mentalités : elle n’est pas raciste, elle peut briser des tabous comme la polygamie, les injustices ou les violences faites aux femmes. C’est ce que j’essaie de le faire depuis 30 ans."

"Au début de ma carrière, mes chansons ont été très mal vues. On m’a menacée et calomniée pour me déstabiliser – on est même allé jusqu’à dire que je tournais des films porno. J’ai eu peur, mais je n’ai pas été déstabilisée."

"Le Mali va mal mais on espère que tout va changer pour que la vie reprenne. Je ne veux pas qu’il devienne l’un de ses pays qui ont galéré dans la guerre. Le dialogue peut tout changer. Il faut faire parler le cœur."

"On chante toujours avec ses blessures. Si je suis blessée, j’ai envie de le crier et de batailler avec le monde."

"Je chante pour venger ma mère. Elle souffert de la polygamie. En Afrique, l’aide sociale est absente, elle s’est battue dignement et je l’ai aidée dès que j’ai pu, en allant crier et chanter dans la rue pour ramener de l'argent."

"Le métissage est une richesse, et le Wassoulou est une région très riche. Faire entendre ses instruments est important pour moi car c’est ce que je peux montrer au monde entier."

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Oumou Sangaré a choisi de jouer deux morceaux de son répertoire Sarama et Diaraby Nene. Elle est accompagnée par Julien Pestre à la guitare, Abou Diarra au n’goni, et Emma Lamadji aux chœurs.

Programmation musicale

  • OUMOU SANGARÉ – WASSULU DON

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