Abdulrazac Gurnah ©AFP - Joël Saget
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Résumé

L’année dernière, il recevait le prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de son œuvre qui explore les conséquences du colonialisme et donne la parole aux réprouvés de l’histoire. Abdulrazak Gurnah est l'invité d'Augustin Trapenard.

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Adieu Zanzibar , considéré comme un classique de la littérature post-coloniale anglophone, vient d’être réédité en France, dans une traduction de Sylvette Gleize. Abdulrazak Gurnah est dans Boomerang.

Extraits de l'entretien

« La littérature sait nous montrer avec une grande précision ce qu’est l’humain. Elle ne livre pas seulement des faits, une époque passée ou présente, mais elle nous plonge dans la vie des gens. Elle montre que nous sommes tous les mêmes. »

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« Ce que nous avons tiré du colonialisme n’est pas du tout son projet, mais un bénéfice qui nous est tombé dessus involontairement. Il faut comprendre cela et encore résister à l’idée d’un colonialisme bienveillant. »

« L’extrême violence qui règne en Afrique et au Moyen-Orient est le résultat de la cartographie des colonisateurs. Ces pays ne fonctionnent pas comme des nations car ils n’en sont pas : d’où les guerres civiles en Éthiopie, en Somalie, en Libye. »

« En quittant Zanzibar et ma terre, je n’ai pas réfléchi. Mais cela fait partie de la tragédie de l’imprévu. À des jeunes gens qui traversent la Méditerranée, je demanderais s’ils ont conscience de ce qu’ils quittent. Moi, je ne le savais pas... »

« La vérité aujourd’hui est une question bien trop vaste pour moi. On ne peut qu’avoir une connaissance fragmentaire de ce qui se passe vraiment dans le monde. »

« On peut se donner le projet de s’attacher à ce qui est authentique, à ce qui tient la route comme histoire. […] La littérature peut faire deviner l’autre vérité, éveiller le lecteur – ce que la presse ne fait pas toujours. »

« Pour des événements contemporains, la littérature peut avoir le rôle de contre-pouvoir. La littérature, c'est l’empêcheuse de tourner en rond. »

Programmation musicale

  • JOAN BAEZ - BLOWIN'IN THE WIND
  • STROMAE - MON AMOUR
Références

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L'équipe

Augustin Trapenard
Augustin Trapenard
Lola Costantini
Réalisation
Perrine Malinge
Collaboration
Pierre Martinerie
Collaboration
Léonard Billot
Journaliste