Michèle Laroque entre dans la danse !

La comédienne Michèle Laroque, 2020
La comédienne Michèle Laroque, 2020 ©Getty - Arnold Jerocki / Contributeur
La comédienne Michèle Laroque, 2020 ©Getty - Arnold Jerocki / Contributeur
La comédienne Michèle Laroque, 2020 ©Getty - Arnold Jerocki / Contributeur
Publicité

Comédienne au cinéma, dans "La crise", "Pédale Douce", ou "Le Placard", au théâtre aux côtés de Pierre Palmade, elle est aussi réalisatrice, et signe, avec "Alors on danse", son troisième long-métrage en tant que réalisatrice. Michèle Laroque est l'invitée d'Augustin Trapenard.

"Alors on danse", au cinéma le 16 mars, c'est l’histoire d’une femme un peu guindée qui retourne vivre chez sa sœur suite à une crise conjugale et qui retrouve le goût de vivre grâce à la danse, au collectif et au lâcher prise. Michèle Laroque est dans Boomerang pour nous parler du regard des autres, de lâcher prise et des épreuves qu'elle a traversé durant son enfance.

On nous a toujours dit "il faut vous contrôler, ne nous gênez pas avec vos émotions. Contrôlez-vous." Alors qu'effectivement, le lâcher prise permet d'être excellent dans ce qu'on fait.

Publicité

Avec Augustin Trapenard, Michèle Laroque revient sur certains événements de son enfance, tantôt traumatismes, épreuves ou expériences.

Une mère en exil

Michèle Laroque raconte que sa mère a échappé au Régime politique de son pays, la Roumanie, à l'âge de 23 ans. Elle est devenue professeur de phonétique anglaise à l'université en France. À l'âge de sept ans, la jeune Michèle se rend dans le pays natal de sa mère, accompagné de son père. Malheureusement pour elle, des personnes essayent de l'enlever pour faire pression sur sa mère et l'inciter à revenir. « Ils ont essayé de m'enlever pour justement me prendre en otage et faire revenir ma mère dans son pays puisque effectivement, c'était une publicité mauvaise pour le régime ».

La situation géopolitique actuelle fait écho à l'histoire familiale de Michèle Laroque. Elle en a même profité pour en discuter avec sa mère : « Elle me disait que les Russes étaient dans son pays et ils avaient pris le pouvoir de toutes les administrations. Et ils faisaient à son sens régner la terreur. Il y avait des familles qui ont été obligées de recueillir des familles chez eux, qui étaient là pour les observer, les dénoncer. C'était un climat vraiment très difficile à vivre ».

La passion de la danse

L'actrice confie à Augustin Trapenard qu'elle a commencé la danse classique à l'âge de 3 ans. C'est un sport qu'elle a toujours voulu continuer, malgré les épreuves qu'elle a dû surpasser, notamment un grave accident de voiture. Elle explique cette obsession par le plaisir qu'elle éprouve lorsqu'elle pratique ce sport. Cela la plonge dans un grand bonheur. Elle revient aussi sur les valeurs de discipline et d'effort que lui a enseigné la danse : « Quand je faisais des pointes, je faisais huit heures de danse par semaine, ce qui est beaucoup pour quelqu'un qui ne veut pas être danseur. Mes pieds saignaient tous les jours. Saigner, c'est quelque chose. C'est une école très difficile, mais ça aide à vivre après parce que je n'ai jamais l'impression de faire des efforts après avoir vécu tout ça ». Cette persévérance est aussi associée selon elle à un lâcher-prise essentiel pour danser.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Un grave accident de voiture

À l'âge de 19 ans, Michèle Laroque est victime d'un très grave accident de voiture en revenant d'un tournoi de tennis à Saint-Tropez où jouait une de ses amies. « On a eu un accident contre un arbre et j'avais vraiment le fémur en 18 morceaux, le pied éclaté, le coude ». En tout, la jeune femme subit onze opérations et reste hospitalisé deux ans.

Le déclic de la comédie

Suite à cet accident, Michèle Laroque décide de devenir comédienne. Elle explique que jusqu'alors, elle s'était contenté de faire plaisir à son entourage. « J'étais rebelle et disciplinée". Après avoir frôlé la mort de près, elle a décidé de faire les choses dont elle avait envie.  « On est parfois sur un chemin qui n’est pas le nôtre, dicté par la société ou la famille - et on obéit. Après mon accident, je me suis réveillée et me suis dit : "tiens, j’ai failli mourir, sans savoir si j’allais pouvoir être comédienne." Alors j'ai foncé. »

Aujourd'hui, je ne fais que ce que j'ai envie de faire.

Penser collectif

Aujourd'hui, Michèle Laroque signe un film « Alors on danse » qui déclare son soutien aux collectivités territoriales et aux initiatives locales. Pour elle, le collectif revient à regrouper ensemble différentes responsabilités individuelles.  « Il faut résister à ce qui n’est pas juste. Dans ce cadre, le collectif fait tout. Les associations sont encore nécessaires : personne n’aurait l’idée d’arrêter les Restos du Cœur aujourd’hui. »

Carte blanche

Pour sa carte blanche, Michèle Laroque a choisi de lire un extrait de Du côté de chez Swann, de Marcel Proust.

Programmation musicale

ARETHA FRANKLIN – I SAY A LITTLE PRAYER

JULIETTE ARMANET - VERTIGO

Programmation musicale

  • 09h24
    I say a little prayer
    I say a little prayer
    Aretha Franklin
    I say a little prayer

    B Bacharach, Hal David

    Album 20 greatest hits (1967)
    Label ATLANTIC
  • 09h38
    Vertigo (feat. Sebastian)
    Vertigo (feat. Sebastian)
    JULIETTE ARMANET
    Vertigo (feat. Sebastian)

    Album Brûler le feu (2021)
    Label UNIVERSAL

L'équipe