Orelsan en octobre 2021 à Canneseries
Orelsan en octobre 2021 à Canneseries ©AFP - Valery HACHE
Orelsan en octobre 2021 à Canneseries ©AFP - Valery HACHE
Orelsan en octobre 2021 à Canneseries ©AFP - Valery HACHE
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Trois ans après le succès colossal de son disque multi récompensé "La fête est finie", et dans la continuité du documentaire "Montre jamais ça à personne" consacré à son ascension et réalisé par son frère, il fait paraitre ce vendredi son 4ème album. Orelsan est l'invité d'Augustin Trapenard.

Avec
  • Orelsan Rappeur, chanteur, compositeur, acteur, réalisateur et scénariste français

Son nouvel album "Civilisation" sort aujourd'hui. C'est l'une des sorties les plus attendues de cet automne. Il sera en concert dans toute la France à partir de janvier 2022. Orelsan est dans Boomerang.

La carte blanche de Boomerang

Extraits de l'entretien

L'album vous permet de poursuivre un récit initié par les albums précédents.

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"Je vois mes albums comme une continuité, un même type de film comme un James bond ou l’Arme fatale. J’essaie d’évoluer tout en gardant la même base".

Civilisation est le quatrième volet d'une tétralogie qui a débuté il y a douze ans avec le disque "Perdu d'avance". Quelle suite est-ce ?

"Pour moi, c'est dans la continuité. J'essaye d'évoluer tout en gardant la même base pour qu'on puisse suivre le personnage. Il y a aussi les albums que j'avais fait avec mon groupe Casseurs Flowters, que j'ai inscris dans cette lignée. Depuis, mon premier album est sorti en 2009, j'ai l'impression qu'on peut retrouver les même les aventures."

Comment voyez-vous demain, vous qui parlez dans un titre "d'une mentalité zéro lendemain" ** ?**

"Jusqu'à la moitié de l'album on est en phase de déconstruction et la deuxième partie de l'album, on est plus dans une construction. Donc pour moi, l'avenir, ça va être comme d'habitude, un mélange des deux. Et il va falloir va falloir être humain."

Où est la place de l'artiste ?

"C'est à chaque artiste de fixer sa place. Je me vois comme un narrateur, pas comme un acteur. Ce que je raconte n’est pas un programme politique."

L’avantage de l’art, c’est d’emmener des choses. Après, les gens en font ce qu’ils veulent.

"Je me vois plus comme quelqu'un qui raconte des histoires et qui crée des émotions."

Etes-vous habité par des phrases du passé ?

"L'album en parle beaucoup. Je suis dans une période de ma vie où je me dis que le passé sert à quelque chose. Prenons le comme il est, apprenons de ça. Et puis, continuons d'avancer. Faisons des choses nouvelles."

Qu'est-ce qu'un bon son ?

"C'est vraiment une question de sa propre culture, c'est un mélange de ce qu'on écoutait quand on est petit et de musiques actuelles. Pour moi un bon son, c'est de rester actuel parce que j'écoute énormément de musiques nouvelles. Je ne vais pas beaucoup me plonger dans les anciens sons. J'aime bien rester dans les musiques actuelles et avec un mélange de personnalités, pas faire de la musique de genre."

Quand avez-vous commencé à écrire ?

"J'ai commencé à écrire quand j'avais 15 ans et je n'ai pas commencé par l'écriture. C'est ce qui est marrant. J'ai commencé en faisant des impros juste pour faire marrer mes potes en soirée. Ensuite je me suis dit : "Ah ok, c'est bien, mais ce serait bien de faire des trucs un peu plus écrits." Je me considère plus comme un auteur que comme un chanteur."

Être "au niveau", c'est passer par quoi ?

"C'est du travail. Il y a aussi beaucoup d'écoute et de remise en question. Je bosse beaucoup en équipe, avec Skread, le réalisateur de l'album, et il va être le premier à me dire : "non, ça, tu l'as déjà fait, ça, je pense que tu peux faire mieux."

Quels artistes vous font envie ?

"C'est toujours une question compliquée en rap français. J'écoute Gazo... Il y en a tellement. J'écoute Ninho, j'ai fait un morceau avec lui il n'y a pas longtemps. Adèle sort un album, je vais l'écouter direct. J'écoute des livres audio, j'écoute de l'électro. Il y a un artiste que j'aime bien, qui s'appelle Fred Again."

'L’odeur de l’essence', il faut le voir comme un sentiment face au trop-plein médiatique, au trop-plein d’information. On est dans une époque où tout le monde est en réaction.

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